<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Egapro - Egaluce</title>
	<atom:link href="https://egaluce.fr/category/egapro/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://egaluce.fr/category/egapro/</link>
	<description>Osons créer l&#039;égalité !</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Jan 2023 18:04:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.6.1</generator>
	<item>
		<title>#vuedemafenetre : Elections municipales et place des femmes</title>
		<link>https://egaluce.fr/vuedemafenetre-elections-municipales-et-place-des-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 06:46:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Egapro]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://egaluce.fr/?p=2978</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce dimanche 28 juin 2020 est à marquer d’une pierre blanche. A l’issue de ce second tour des élections municipales, la moitié des dix plus grandes villes de France vont être dirigées par des femmes. Ce chiffre est encourageant et envoie un signal intéressant. Nous ne devons cependant pas céder à la facilité qui consisterait  [...]</p>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/vuedemafenetre-elections-municipales-et-place-des-femmes/">#vuedemafenetre : Elections municipales et place des femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce dimanche 28 juin 2020 est à marquer d’une pierre blanche.</p>
<p>A l’issue de ce second tour des élections municipales, la moitié des dix plus grandes villes de France vont être dirigées par des femmes.</p>
<p>Ce chiffre est encourageant et envoie un signal intéressant.</p>
<p>Nous ne devons cependant pas céder à la facilité qui consisterait à penser que « c’est bon, c’est gagné » en ce qui concerne l’égalité entre femmes et hommes.</p>
<p>D&rsquo;abord, parce que de grandes villes ont été remportées par des femmes MAIS :</p>
<ul>
<li>Elles ne seront que 20% des maires de France</li>
<li>Elles n’étaient que 23 % des têtes de liste</li>
</ul>
<p>Mais aussi, parce que très peu de médias l’ont remarque, mais il n’y a donc pas qu’il en qu’une « vague verte » : il y a aussi une vague féminine. Les femmes commencent à prendre de la place dans l’espace public, et c’est tant mieux.</p>
<p>Cela en dit long sur le travail qu’il reste à accomplir. Tout en reconnaissant que la France, pas à pas, avance vers plus d’égalité.</p>
<p>Chacun•e d’entre nous peut entre être acteur•rice et si le travail de fond que nombre d’entre nous réalisons depuis des années commence à payer, c’est le moment pour celles et ceux qui hésitaient et n’osaient pas, de nous rejoindre.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-2979 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-homme-balance-egalite.jpg" alt="" width="860" height="280" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-homme-balance-egalite-200x65.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-homme-balance-egalite-300x98.jpg 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-homme-balance-egalite-400x130.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-homme-balance-egalite-600x195.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-homme-balance-egalite-768x250.jpg 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-homme-balance-egalite-800x260.jpg 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-homme-balance-egalite.jpg 860w" sizes="(max-width: 860px) 100vw, 860px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/vuedemafenetre-elections-municipales-et-place-des-femmes/">#vuedemafenetre : Elections municipales et place des femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Femmes : des mots pour exister dans tous les métiers</title>
		<link>https://egaluce.fr/femmes-des-mots-pour-exister-dans-tous-les-metiers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 17:51:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Egapro]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://egaluce.fr/?p=2970</guid>

					<description><![CDATA[<p>Profitant de la date du 8 mars, qui est, rappelons-le, une journée internationale de lutte (et non de fête !) en matière de droits des femmes, beaucoup de structures ont créé des espaces afin de visibiliser les femmes. Aujourd’hui, nous avons donc échangé avec joie lors d’un événement créé par l’école ENI-Ecole d’informatique, sur le  [...]</p>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/femmes-des-mots-pour-exister-dans-tous-les-metiers/">Femmes : des mots pour exister dans tous les métiers</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1248px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-1" style="--awb-text-transform:none;"><p>Profitant de la date du 8 mars, qui est, rappelons-le, une journée internationale de lutte (et non de fête !) en matière de droits des femmes, beaucoup de structures ont créé des espaces afin de visibiliser les femmes.</p>
<p>Aujourd’hui, nous avons donc échangé avec joie lors d’un événement créé par l’école ENI-Ecole d’informatique, sur le thème « Développeuse, autrice, formatrice… vraiment que des mots ? »</p>
<p><strong>Mais pourquoi ce souhait spécifique de parler des mots ? Et pourquoi dans le cadre de l’informatique ?</strong></p>
<p>L’informatique reste un milieu essentiellement masculin à l’heure actuelle. Les femmes y sont peu présentes, et plus encore, peu visibles lorsqu’elles sont là. C’était donc là l’occasion, comme lors de la semaine Femmes et Numérique en décembre dernier, de faire parler les femmes, de leur donner de la place, et de mettre en avant le principe de rôle-modèle.</p>
<p><strong>Avec :</strong></p>
<p><strong>Estelle Adam, directrice de l’ENI Rennes et Quimper,</strong></p>
<p><strong>Katelle Letertre, brand content manageuse à ENI,</strong></p>
<p><strong>Alexia Peytoureau, rédactrice web,</strong></p>
<p><strong>Nous sommes donc rencontrées pour une table-ronde autour de ce sujet important -si ce n’est nécessaire !</strong></p>
<p><strong>Une réalité : le besoin d’inclusion</strong></p>
<p>Mais d’où vient-il, et pourquoi vouloir tout changer, peut-on nous demander ?</p>
<p>Eh bien, peut-être tout simplement parce qu’il s’agit de se mettre en phase avec le réel.</p>
<p>Le fait est que 52% des français sont des françaises et que cette majorité reste bien souvent minorée – de nombreuses études sérieuses en attestent. Pour aller plus loin, on peut aussi regarder les faits dans notre propre expérience au sein de nos mondes professionnels : les métiers sont très genrés à l’heure actuelle encore et les mots afférents à ces métiers le sont, de fait, eux aussi. On parlera plus volontiers d’une infirmière et d’un médecin. On parlera d’un développeur et d’une secrétaire, d’un designer et d’une sage-femme.</p>
<p>Le besoin se fait donc désormais sentir dans notre société de se mettre dans le droit-fil du réel en proposant une langue qui, à minima, prenne en compte les femmes et leur donne la place qu’elles doivent avoir.</p>
<p><strong>Une langue qui évolue</strong></p>
<p>L’autre réalité objective, c’est celle de notre histoire sémantique.</p>
<p>Le français a longtemps été une langue inclusive, qui proposait des termes neutres, épicènes, et des termes à accorder aussi bien au féminin qu’au masculin. C’est la création de l’Académie française qui va venir donner le champ libre à quelques grammairiens pour annoncer et imposer cette idée : le masculin l’emporte sur le féminin.</p>
<p>Plus encore, cette idée que le masculin est tout. On entend encore dire « je préfère dire au masculin, car c’est neutre ».</p>
<p>Mais ne nous y trompons pas : il s’agit là d’une torsion non naturelle de notre langue et de notre culture. Et si nous avons été capables à partir de 1634 de modifier notre langue pour la contraindre à une nouvelle règle, pourquoi ne pourrait-on pas revenir aujourd’hui à la mouture précédente afin de respecter notre histoire et notre population féminisée ?</p>
<p>D’autant que l’argument massue que l’on nous propose régulièrement est celui de la « pureté » de notre langue. Une langue qui devrait rester immuable, intouchable. Cet argument fait fi de la réalité actuelle, mais plus encore de la réalité historique de notre langue.</p>
<p>Car le français, c’est du féminin, du masculin et du neutre, initialement. Et si on a été suffisamment en capacité de tout changer, on devrait donc l’être assez pour revenir à un français, qui parle à tout le monde et de tout le monde.</p>
<p><strong>Une spécificité dans l’informatique</strong><strong> </strong></p>
<p>A l’heure actuelle, sur un moteur de recherche, on trouve 100 fois moins (au minimum) d’occurrences si on tape un nom de métier au féminin, notamment des métiers de l’informatique.</p>
<p>Or ce que nous explique l’experte Alexia Peytoureau, c’est que l’usage fait foi. Aussi, si nous nous mettions toutes et tous à faire des recherches de manière inclusive, basée sur la diversité et l’égalité, alors nos logiciels, nos moteurs de recherche et l’intégralité de notre socle informatique évolueraient de fait eux aussi !</p>
<p>L’informatique n’est donc pas un monde à part, plut complexe à diversifier, mais une illustration tout autant qu’une émanation du monde. Qui veut, peut donc !</p>
<p><strong>Une écriture inclusive vue comme « alourdissant » la langue</strong></p>
<p>Il faut s’entendre sur ce qu’est l’écriture inclusive : il ne s’agit absolument pas que du point médian. C’est même un outil que l’on utilise en tout dernier recours.</p>
<p>Pour ma part je n’écris et ne parle qu’en écriture inclusive, et je crois que personne ne saigne des oreilles ou des yeux en me lisant ou en m’entendant dans les médias.</p>
<p><em>On pourrait peut-être commencer d’ailleurs à parler de </em><strong><em>communication égalitaire</em></strong><em> plutôt que d’écriture inclusive : au fond, c’est pareil, mais si ça peut rassurer quelques personnes alors allons-y !</em></p>
<p><strong>Que peut-on répondre lorsqu’on nous dit que la « bataille » de la langue est un détail ?</strong></p>
<p>Les mots ne sont pas jamais un détail. C’est par les mots que l’on donne à exister et que l’on visibilise.</p>
<p>On peut aussi expliquer qu’une société est composée d’une multitude de « détails » qui s’agrègent et se sédimentent, et que, de ce fait, tout est important car chaque aspect est interdépendant.</p>
<p>On peut enfin lui dire avec humour que peut-être, la personne qui tient ce propos, pourrait elle-même être considérée comme un détail au regard de 7 milliards d’individus. Et pourtant, cette personne a son utilité et c’est une bonne chose qu’elle existe dans ce monde, n’est-ce pas !</p>
<p><strong>S’engager à visibiliser les femmes par les mots, une nécessité</strong></p>
<p>Parce que les mots sont un outil comme d’autres, mais un média simple, utilisable pour toutes et tous, quelle que soit notre situation.</p>
<p>Les mots sont notre première force, et de ce fait, notre première faiblesse aussi lorsqu’on les utilise mal ou à mauvais escient.</p>
<p><strong>Le monde de demain reposera de plus en plus sur le numérique, c’est une certitude.</strong></p>
<p><strong>Se rencontrer aujourd’hui et poser des mots clairs, forts sur le besoin de visibiliser les femmes, c’est nous permettre de nous engagement dans ce chemin, de prendre notre place dans le futur.</strong></p>
<p><u>Pour aller plus loin, voici quelques contenus que nous recommandons :</u></p>
<p>Eliane Viennot <em>Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin </em></p>
<p>Eliane Viennot  <em>Le langage inclusif, pourquoi, comment ? </em></p>
<p>Françoise Vouillot <em>Les métiers ont-ils un sexe ?</em></p>
<p>Compte intagram et site internet collaboratif : eninclusif.fr</p>
</div><div class="fusion-image-element " style="--awb-caption-title-font-family:var(--h2_typography-font-family);--awb-caption-title-font-weight:var(--h2_typography-font-weight);--awb-caption-title-font-style:var(--h2_typography-font-style);--awb-caption-title-size:var(--h2_typography-font-size);--awb-caption-title-transform:var(--h2_typography-text-transform);--awb-caption-title-line-height:var(--h2_typography-line-height);--awb-caption-title-letter-spacing:var(--h2_typography-letter-spacing);"><span class=" fusion-imageframe imageframe-none imageframe-1 hover-type-none"><img decoding="async" width="680" height="453" alt="femme sur ordinateur - blog penser l&#039;égalité" title="Femme ordi photo" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/dfsgftgyhjkhgfd.jpg" class="img-responsive wp-image-2972" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/dfsgftgyhjkhgfd-200x133.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/dfsgftgyhjkhgfd-400x266.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/dfsgftgyhjkhgfd-600x400.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/dfsgftgyhjkhgfd.jpg 680w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 680px" /></span></div></div></div></div></div>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/femmes-des-mots-pour-exister-dans-tous-les-metiers/">Femmes : des mots pour exister dans tous les métiers</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Prendre soin : l&#8217;éthique du care, métiers de femmes ?</title>
		<link>https://egaluce.fr/article-prendre-soin-lethique-du-care-metiers-de-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 21:56:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Egapro]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://egaluce.fr/?p=416</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cet article fait suite à la table-ronde organisée par @l'éducateur spécial lisez (travailleur social et auteur) le samedi 16 mai. Il m'a été proposé d'intervenir concernant les métiers du care, leur forte représentation féminine, et l'importance de sortir des "métiers de genre".  Historiquement les métiers du soin et de l'accompagnement étaient dévolus aux  [...]</p>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/article-prendre-soin-lethique-du-care-metiers-de-femmes/">Prendre soin : l&rsquo;éthique du care, métiers de femmes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-2 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1248px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-2"><p>Cet article fait suite à la table-ronde organisée par @l&rsquo;éducateur spécial lisez (travailleur social et auteur) le samedi 16 mai. Il m&rsquo;a été proposé d&rsquo;intervenir concernant les métiers du care, leur forte représentation féminine, et l&rsquo;importance de sortir des « métiers de genre ».</p>
</div><div class="fusion-image-element " style="--awb-caption-title-font-family:var(--h2_typography-font-family);--awb-caption-title-font-weight:var(--h2_typography-font-weight);--awb-caption-title-font-style:var(--h2_typography-font-style);--awb-caption-title-size:var(--h2_typography-font-size);--awb-caption-title-transform:var(--h2_typography-text-transform);--awb-caption-title-line-height:var(--h2_typography-line-height);--awb-caption-title-letter-spacing:var(--h2_typography-letter-spacing);"><span class=" fusion-imageframe imageframe-none imageframe-2 hover-type-none"><img decoding="async" width="150" height="150" alt="femme éthique du care - blog penser l&#039;égalité" title="blog Prendre soin" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2020/06/blog-Prendre-soin-150x150.jpg" class="img-responsive wp-image-2954" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2020/06/blog-Prendre-soin-66x66.jpg 66w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2020/06/blog-Prendre-soin-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></span></div><div class="fusion-text fusion-text-3"><p>Historiquement les métiers du soin et de l&rsquo;accompagnement étaient dévolus aux femmes.</p>
<p>Depuis 1945 et la création du métier d&rsquo;éducateur spécialisé, les hommes ont obtenu une place -même si elle concernait initialement l’Education surveillée.</p>
<p>A l&rsquo;heure du déconfinement, et alors qu&rsquo;enflent les polémiques autour de la place des femmes dans le monde du travail, qu&rsquo;en est-il « chez nous » dans le travail social et comment, à ce sujet-là aussi, penser l&rsquo;avenir vers plus d&rsquo;égalité?</p>
<p>Commençons par quelques chiffres, qui nous permettront de donner dimension à une réalité objective au-delà de toute notion de militantisme :</p>
<ul>
<li>En France, il y a 52% de femmes</li>
<li>70% des pauvres en France sont des femmes</li>
</ul>
<p><em>Actuellement, seuls 17% des métiers sont mixtes</em></p>
<ul>
<li>Une profession est considérée comme mixte, lorsque les hommes et les femmes représentent une part comprise entre 40 et 60% de ses effectifs. Sur 87 familles professionnelles, seules 13 sont mixtes donc</li>
<li>Tous métiers confondus, les femmes représentent moins de 35% des cadres</li>
<li>Aides à domicile et aides ménagers et assistants maternels  97,7%</li>
<li>Aides-soignants % 90,4</li>
<li>Infirmières, sages-femmes 87,7%</li>
<li>Secrétaires 97,6%</li>
<li>Employés de maison %94,3</li>
<li>9 travailleurs sociaux sur 10 sont des femmes</li>
</ul>
<p>On voit donc bien la forte proportion de femmes dans les métiers du care.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que le care, le travail du care ?</strong></p>
<p>C&rsquo;est initialement le fruit de la réflexion essentialiste du psychologue Lawrence Kohlberg dans les années 1950, qui considère les femmes plus à même de prendre soin de l’autre, et d’en faire un métier.</p>
<p>Il faut le dire, l’égalité ne se décrète pas, elle se construit. De même que dans tous les pans de la société on retrouvera du sexisme au sens initial du terme, c’est-à-dire une assignation des rôles, et donc des droits, par le genre, on le retrouve dans les métiers du care. Et cela provint de notre histoire professionnelle, mais aussi de l&rsquo;interprétation, alors même que les métiers du care existent, de la part d&rsquo;observateurs eux-mêmes sexistes.</p>
<p>Prendre soin de l’autre serait naturel, découlerait de cette notion dont on sait désormais qu’elle est fausse : l’instinct maternel.</p>
<p>Les femmes sont postées et reléguées à ces métiers proches de l’Autre, où elles se penchent sur celui/celle qui a besoin parce que depuis des générations elles sont considérées comme ayant des qualités, de par leur genre, pour le faire.</p>
<p>Or, cette notion de psychologie sera revisitée par la politologue Joan Tronto dans les années 1970. Celle-ci va faire sortir le care d&rsquo;une notion tout féminine, et de la psychologie, en l&rsquo;appliquant à des questions sociétales beaucoup plus larges et surtout en déconstruisant cette vision essentialiste de la femme plus disposée que l&rsquo;homme à la « morale du soin ».</p>
<p>Dans la dévalorisation des métiers du care et leur prise en charge par les femmes et les classes défavorisées, Joan Tronto voit surtout l’œuvre d’un fort conditionnement permettant de voir ces tâches difficiles comme le simple prolongement du travail domestique. Son point de vue peut représenter une piste intéressante pour le travail social tel qu&rsquo;il souhaite se réinventer à l&rsquo;heure de la crise du COVID;</p>
<p><strong>Pourquoi le terme de Care a-t-il été gardé ?</strong></p>
<p>Ce terme a été gardé, certainement parce qu’il n’est pas facile à traduire en français vu la complexité de ses sens. Si on le traduit simplement par « soin », on oublie les dimensions théoriques, ne laissant que la pratique. On oublie aussi la notion de médiation, au profit d’un côté purement curatif.</p>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;entendre le care comme un ensemble d&rsquo;activités permanentes et quotidiennes qu’on appelle aussi désormais « éthique du care », cette pratique correspondant à la dimension concrète du souci de l&rsquo;autre.</p>
<p>Joan Tronto décrit d’ailleurs quatre phases dans le care, chacune nécessaire :</p>
<ul>
<li>Le « caring about » met l&rsquo;accent sur l&rsquo;attention pour reconnaître un besoin</li>
<li>Le « taking care of » est le fait d&rsquo;assumer la responsabilité de prendre en charge ce besoin</li>
<li>Le « care-giving », le fait de prodiguer concrètement avec compétence un soin ;</li>
<li>Le « care-receiving » qui offre une capacité de réponse à la personne concernée</li>
</ul>
<p>On retrouve bien ces quatre phases dans le travail social.</p>
<p><strong>Care = femmes : des exemples au quotidien</strong></p>
<p>Quotidiennement durant le confinement, nous avons pu constater à quel point les femmes, tout en étant les plus présentes dans les métiers du care, en sont aussi les moins représentées et visibles. A l&rsquo;heure où enfle la polémique autour de la reconnaissance des personnel.le.s soignant.e.s, le gouvernement twitte, écrit et commente toujours au masculin. On parle des soignants, des pompiers, des médecins.</p>
<p>A la télévision sur les chaines d&rsquo;information, les métiers sont genrés : on entend parler d’un médecin et d’une aide-soignante. Rappelons qu&rsquo;il y a en France actuellement une part à peu près égales de médecins et de médecines (j&rsquo;ai fait le choix d&rsquo;utiliser ce terme, usité pour les femmes soignantes avant l&rsquo;invention de l&rsquo;Académie française).</p>
<p>La plupart des métiers connaissent un accord en nombre, mais pas en genre : que deviendra une petite fille qui veut être pompière ? Le masculin a toujours été employé comme le genre neutre, le genre du monde. Il ne concerne pourtant pas 51% de la population mondiale, à fortiori il exclut 52% de la population française.</p>
<p>Pour tenir un propos plus large, on notera que depuis 1945, plus d’une vingtaine de lois ou de modifications de lois sont censées apporter plus de droits aux femmes, s’agissant de tous les pans de leur vie en France. Elles créent ou ouvrent des droits et, par là même, proposent des sanctions possibles pour tout contrevenant. Elles portent toutes des noms avec le terme « égalité », ce qui n’est pas anodin. Il a pourtant fallu que le président de la république française actuellement en exercice décrète l&rsquo;égalité femmes/hommes comme Grande cause de son quinquennat.</p>
<p>Ceci étant, la situation a évolué bien sûr fortement en un siècle. Cependant, beaucoup l’avancent comme étendard en préalable à toute discussion, amenant un impossible de la pensée et de la critique.</p>
<p>Personne ne dira le contraire de façon absolue. Bien sûr, la situation a évolué de façon générale. Les femmes ont obtenu des droits, commencent à prendre de la place. Et pourtant, dans le quotidien, si bien sûr elles travaillent elles aussi, parfois même sur un plus gros volume horaire que leurs conjoints, elles portent, comme nous l’avons vu, la plus grande part du ménage. Elle portent aussi les métiers penchés, littéralement comme symboliquement vers l&rsquo;Autre.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;en est-il dans l&rsquo;Economie Sociale et Solidaire (ESS) ?</strong></p>
<p>Au risque de passer pour un peu provocatrice, je me suis penchée aussi sur l’économie sociale et solidaire, dont on peut tout de même remarquer, en passant, que le premier mot de cette expression n’est ni « social », ni « solidaire ». Généralement montrée comme exemplaire par les technocrates du social qui fleurissent, il s&rsquo;avère que celle-ci ne l&rsquo;est pas, au moins sur le point de l&rsquo;égalité entre femmes et hommes.</p>
<p>Une étude parue, produite par l’Observatoire de l’égalité femmes-hommes dans l’ESS au Conseil national des chambres régionales de l’ESS (CNCRESS).</p>
<p>On y constate un recours important, pour les femmes, au temps partiel (41% là où dans la population générale on est à 30%). De la même façon, le plafond de verre est plus important dans l’ESS que dans les autres types d’économie, puisqu’on y comptabilise 13 % de femmes cadres contre 22 % des hommes. Une femme a donc deux fois moins de chances qu’un homme d’être cadre dans l’ESS, alors qu’elles sont majoritaires en proportion générale. Dans ce secteur, nous constatons également un emploi des femmes fortement polarisé sur un petit nombre de métiers : 11 % des femmes y sont ainsi aides à domicile.</p>
<p>Bien sûr (et il est fort dérangeant de devoir le dire ainsi), l&rsquo;ESS a aussi une forte problématiques de salaires peu élevés, de faible valorisation sociale, de très nombreux contrats précaires ainsi que de maladies professionnelles fréquentes.</p>
<p><em>Et plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de femmes</em></p>
<p>Elles sont seulement 37 % à la tête des structures. Un chiffre qui évolue selon leur taille : plus la structure est grande, et moins il y a de femmes présidentes. Ainsi, on comptabilise seulement 27 % de femmes présidentes de fédérations.</p>
<p>Il est par ailleurs évident qu’il y a une répartition et une valorisation différenciées des rôles entre les femmes et les hommes dans l’ESS.</p>
<p>C’est notamment visible lors des conseils d’administration : les femmes y prennent moins la parole que les hommes, et elles sont davantage en charge des tâches logistiques (préparation et rangement de la salle, prise de notes…).</p>
<p><strong>Conclusion </strong></p>
<p>Ce qui est important, dans nos métiers dits féminisés, c’est de sortir du déni dans lequel nous nous trouvons en nous persuadant que s&rsquo;il y a plus de femmes donc c’est plus égalitaire.</p>
<p>Ça ne fonctionne pas ainsi et la réalité nous démontre qu’en pensant de cette façon, non seulement on ne règle pas le problème de société de fond, mais on perpétue cette essentialisation qui consiste à dire que le care, c’est une affaire de femmes.</p>
<p><em>On perpétue par là-même le continuum hiérarchisé des positions sociales par le genre</em></p>
<p>Car, on le constate fortement : dans un groupe de métiers dit féminins, les hommes, non plus par leur nombre mais par leur simple genre, ont là encore plus de chances que les femmes d’accéder à ce que l’on peut résumer comme le pouvoir.</p>
<p>Les femmes encore et toujours expertes du « faire » et non de la gestion, de l’organisation, ni de l’encadrement d’équipes.</p>
<p>La situation relève de questions de société sur la place des femmes et des hommes. Énormément de stéréotypes subsistent sur ces sujets, et on a tôt fait de prendre un exemple et de le généraliser &#8211; ce qui, on le sait dans le travail social, ne permet pas une réflexion globale de qualité.</p>
<p><em>Les enjeux de l’organisation du travail social, pour sortir de l’essentialisation parce qu’ils permettraient de sortir les femmes de ce carcan, et de permettre aux hommes d’y tenir une plus grande part, bref, de proposer plus d’égalité pour chacune et chacun.</em></p>
<p>L’égalité entre femmes et hommes, qui conduirait immanquablement à une plus forte proportion d’hommes dans les métiers dits du care au sens large du terme, n’apparaitra pas magiquement.</p>
<p>Au final, cet enjeu d’égalité au sein du travail social pour les personnes que nous accompagnons, ne devrait-il pas commencer par nous-mêmes, professionnelles du social ?</p>
<p>Je pense que si.</p>
</div></div></div></div></div>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/article-prendre-soin-lethique-du-care-metiers-de-femmes/">Prendre soin : l&rsquo;éthique du care, métiers de femmes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
