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	<title>Archives des Empowerment - Egaluce</title>
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	<description>Osons créer l&#039;égalité !</description>
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		<title>6 janvier : Galette des reines et FemWashing</title>
		<link>https://egaluce.fr/6-janvier-galette-des-reines-et-femwashing/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 07:57:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Empowerment]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On va dire que je suis de mauvaise foi. Que créer une galette des reines c’est quand même la preuve qu’on s’essaye à l’inclusivité. Enfin Egaluce, qu’est-ce qui te prend, t’es de mauvaise humeur, ton noël s’est mal passé ? Reprenons. Commençons par poser là deux concepts sacrément importants et que tout le monde ne connait  [...]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On va dire que je suis de mauvaise foi. Que créer une galette des reines c’est quand même la preuve qu’on s’essaye à l’inclusivité. Enfin Egaluce, qu’est-ce qui te prend, t’es de mauvaise humeur, ton noël s’est mal passé ?</p>
<p>Reprenons.</p>
<p>Commençons par poser là deux concepts sacrément importants et que tout le monde ne connait peut-être pas :</p>
<blockquote><p>Est-ce là du #femwashing ?</p>
<p>Oui.</p>
<p>Est-ce là un renforcement des stéréotypes de genre ?</p>
<p>Oui aussi</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Mais en quoi alors, me direz-vous ?</h1>
<p>D’abord, comme toujours lorsque j’évoque un sujet, il en va de ma crédibilité de m’appuyer sur d’autres expertes, notamment académiques.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-3185 alignleft" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/146720_couverture_Hres_0-205x300.jpg" alt="Livre Léa Lejeune" width="205" height="300" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/146720_couverture_Hres_0-200x293.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/146720_couverture_Hres_0-205x300.jpg 205w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/146720_couverture_Hres_0-400x587.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/146720_couverture_Hres_0.jpg 409w" sizes="(max-width: 205px) 100vw, 205px" />Je m&rsquo;appuie donc ici Léa Lejeune, autrice de <a href="https://www.seuil.com/ouvrage/feminisme-washing-lea-lejeune/9782021467208">Féminisme washing: quand les entreprises récupèrent la cause des femmes</a> (éditions Seuil, 2021)</p>
<p>Vous verrez plus loin que ce livre est important car lorsqu’on le lit, on chausse les lunettes non seulement du genre, mais de la façon dont le marketing peut parfois salir jusqu’à la meilleure idée du monde. Et qu’en tant qu’engagée, on a le droit de se faire avoir au début, puis d’y repenser, de s’appuyer sur des personnes plus avancées, et de finir par retrouver de quoi rester dans l’éco-féminisme tel que nous le portons par exemple avec Ronja Nielsen, dirigeante de Bag Affair France (lien vers le site). Si nous avons pris la peine de créer un agenda 2022 spécialement conçu pour les femmes et leurs vies multiples, qui soit réalisé à 20 kilomètres de chez nous avec des papiers certifiés et des encres véganes, vous vous doutez bien que nous devons rester cohérentes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Petite histoire de l’épiphanie</h1>
<p>Si comme moi pendant longtemps vous avez pris plaisir à manger une galette sans trop chercher pour quelles raisons on avait cette pratique, voilà une courte séance de rattrapage : au départ, la galette remonte, pense-t-on aux Romains qui fêtaient les Saturnales. On peut parler d’une période de trêve, notamment dans le système esclavagiste romain, durant lequel on partageait des repas et on glissait une fève dans le gâteau.</p>
<p>Se mêle à cette tradition celle du catholicisme et de l’Epiphanie, comprenez cette nuit où les Rois mages auraient apporté des présents bien connus dans la crèche de l’Enfant Jésus. Si si, les rois Mages, vous savez, ceux dont on se rappelle toujours le nom de Melchior et Balthazar mais comment s’appelle le dernier déjà ? Ah oui, Gaspard !</p>
<p>En France on partage la galette depuis le XIVe siècle tout de même avec une spécificité : une part pour chaque personne présente, et une part supplémentaire dite part du pauvre. D’un territoire à l’autre, on la fourre et la parfume différemment, et selon les époques la fève est d’abord un enfant Jesus, et désormais cela peut avoir toutes les formes possibles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Une tradition très présente en France</h1>
<p>Un sondage Ifop pour la Fédération des entreprises de boulangerie en 2019 nous indique que 94% de la population française mange de la galette au moins une fois. 74% de la population en mange quant à elle plusieurs fois en janvier.</p>
<blockquote><p>Après le marathon de Noël, pour beaucoup, c’est le marathon de la galette !</p></blockquote>
<p>Pour les commerçants, c’est en tout cas un joli moment : le jour des rois dure en moyenne six semaines pour eux. La hausse de leur CA (chiffre d’affaires) peut atteindre 40% par rapport aux autres mois de l’année, du fait de la vente de 30 millions de galettes vendues chaque année en France en moyenne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>2022 ou la galette des reines</h1>
<p>Le principe du femwashing c’est que non seulement ça ne coûte rien, mais que ça doit rapporter gros. Combien sommes-nous a nous être ruées sur les tshirt à message féministe depuis cinq ou six ans ? Combien sommes-nous à acheter du maquillage parce qu’il est porté par une femme connue que nous admirons pour ses propos ou ses actes engagés ?</p>
<p>Sauf que.</p>
<p>Oui, il y a un énorme « mais ». Les marketeurs s’en fichent, de notre éthique de vie. Leur seule recherche, c’est de vendre !</p>
<p>Et ce, par tous les moyens. Je vois déjà le nombre de tables de fêtes sur lesquelles on déposera la galette des reines de Picard ou de Conticini, déposée par une personne bien intentionnée qui dira à l’identifiée « féministe de service » : t’as vu on a pris une galette des reines cette année.<img decoding="async" class="size-medium wp-image-3187 alignright" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-66x66.png 66w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-150x150.png 150w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-200x200.png 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-300x300.png 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-400x400.png 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-600x600.png 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-768x768.png 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-800x800.png 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7-1024x1024.png 1024w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2022/01/7.png 1080w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Super, Ginette / Jean-Pierre (utilisez le prénom que vous voulez) mais le sujet de fond n’est clairement pas celui-ci! D’autant que si on regarde ces deux galettes, elles sentent peut-être la poudre d’amande mais elles puent le féminisme washing. Celle de Picard est rose (évidemment !), aux pralines et à la framboise (des goûts si féminins, n’est-ce pas !). Je ne rappellerai pas ici sa description et les éléments de com qui entourent la sortie de ce produit, ils sont du même acabit.</p>
<p>Quant à celle de Conticini bon, à 44€, il fallait bien qu’elle ait un « truc en plus » n’est-ce pas ! Eh bien ce sera un bijou. Ben oui car les femmes adorent les bijoux enfin, vous ne le saviez pas ?</p>
<p>Achetez cher, mais achetez beau (c’est si féminin) et utile : une partie des fonds (combien, on ne sait pas) est reversée à une ONG qui soutient l’indépendance des femmes au Maroc. Et ça chez nous, on adore : consommation et surconsommation sont toujours possibles si on règle la petite culpabilité engendrée par la sensation de faire le bien dans le monde…</p>
<p>Aussi chez Egaluce, la galette des reines, on dit « pourquoi pas » dans l’idée. C »’est intéressant, ça peut être inclusif peut-être.</p>
<blockquote><p><strong>Mais on dit surtout : mangez ce qui vous plait, c’est ça la vraie fête ! Et quand la galette sera terminée, retrouvons-nous pour, ensemble, créer l’égalité, la vraie !</strong></p></blockquote>
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			</item>
		<item>
		<title>Syndrome de l&#8217;impostrice : Kezaco ?</title>
		<link>https://egaluce.fr/syndrome-de-limpostrice-kezaco/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Dec 2021 20:16:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Empowerment]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a tout juste un an, j’étais invitée à intervenir à la journée Femmes et Numérique produite par ENI Ecole Informatique et la French Tech Brest+, en partenariat avec la Région bretagne, la CCI métropolitaine Bretagne Ouest et la Ville de Quimper. L’intervention avait pour objet le syndrome de l’imposteur. Or, pour adresser un  [...]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a tout juste un an, j’étais invitée à intervenir à la journée Femmes et Numérique produite par <a href="https://www.linkedin.com/school/eni-ecole-informatique/">ENI Ecole Informatique</a> et la <a href="https://www.linkedin.com/company/french-tech-brestplus/?miniCompanyUrn=urn%3Ali%3Afs_miniCompany%3A11248658">French Tech Brest+</a>, en partenariat avec la <a href="https://www.linkedin.com/search/results/all/?keywords=r%C3%A9gion%20bretagne&amp;origin=RICH_QUERY_SUGGESTION&amp;position=0&amp;searchId=4708c4d0-3487-4e8c-ba5a-ae2b16d02e4f&amp;sid=9Gn">Région bretagne</a>, la <a href="https://www.linkedin.com/company/cci-metropolitaine-bretagne-ouest/">CCI métropolitaine Bretagne Ouest</a> et la Ville de Quimper.</p>
<blockquote><p>L’intervention avait pour objet le syndrome de l’imposteur. Or, pour adresser un message de qualité à un auditoire, il faut s’adapter à celui-ci</p></blockquote>
<p>comme l’explique par exemple le politologue <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Viktorovitch"><strong>Clément Viktorovitch</strong></a>. Lors de la journée Femmes et numérique, nous nous adressons à des femmes, généralement en reconversion ou qui pensent à une reconversion dans les métiers de l’informatique et du numérique.</p>
<h1>Alors pourquoi ne pas féminiser le terme ?</h1>
<p>Il s’agissait donc bel et bien d’une intervention sur le syndrome de l’impostrice ! Cela peut sembler anecdotique et d’aucuns aiment à dire qu’il y a plus important comme combat à mener. A ces personnes, je répondrais qu’il n’y a qu’à regarder à quel point les identitaires de tous poils s’écharpent sur la notion d’apprentissage de français et sur notre langue comme socle de notre identité, pour comprendre que la langue est un vrai sujet. Il en va de même actuellement autour du débat sur l’écriture inclusive.</p>
<p>D’ailleurs, juste comme ça en passant : depuis tout à l’heure vous lisez un article rédigé sous forme inclusive et égalitaire : vos yeux saignent-ils ? Si non (et j’ose le prétendre), alors peut-être que l’écriture inclusive N’EST PAS le point médian, comme je l’explique par ailleurs dans cet <strong>article</strong>.</p>
<h2>Nous parlons donc de syndrome de l’impostrice ici.</h2>
<p>Suite à cette première intervention, j’ai fait un sondage via mes réseaux sociaux à propos du syndrome de l’imposteur. vous pouvez retrouver les données, l’étude dans les deux articles : <a href="https://egaluce.fr/longtemps-je-me-suis-couche-e-imposteur-1-2/">Longtemps je me suis couché imposteur</a>  et <a href="https://egaluce.fr/longtemps-je-me-suis-couche-e-imposteur-2-2/">Et je me suis levée impostrice</a>.</p>
<p>Depuis j’ai poursuivi mes recherches, notamment sur la spécificité de ce syndrome chez les femmes. Et le 7 décembre, nous nous sommes retrouvées sur le même sujet à la 4<sup>e</sup> journée Femmes et Numérique, avec Tiphaine Gualda (coach accompagnant des personnes en reconversion) et Estelle Adam, directrice des campus bretons de l’ENI Ecole Informatique. Estelle est par ailleurs engagée de façon globale sur les questions d’accès à l’égalité dans les espaces professionnels ainsi qu’au sein de son école. L’ENI se positionne comme fer de lance à ce sujet dans les métiers de l’informatique où seules 9% de femmes sont présentes.</p>
<p>Mais alors, de quoi parle-t-on quand on évoque la syndrome de l’imposteur et de l’impostrice, et les termes qui gravitent autour de cette expression ?</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-3173 alignleft" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/9-300x251.png" alt="Impostrice - moi aussi " width="300" height="251" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/9-200x168.png 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/9-300x251.png 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/9-400x335.png 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/9-600x503.png 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/9-768x644.png 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/9-800x671.png 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/9.png 940w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<ul>
<li>
<h1>Légitimité</h1>
</li>
</ul>
<p>Reconnaissance par soi-même et ou par l’extérieur de la pertinence d’une personne sur un sujet, à un poste etc. au plan professionnel, cela repose sur la formation, l’expérience ou le statut mais la légitimité c’est aussi une question dans la sphère personnelle évidemment.</p>
<ul>
<li>
<h1>Syndrome de l&rsquo;impostrice</h1>
</li>
</ul>
<p>Décrit la première fois en 1978 par deux psychologues, Pauline Clance et Suzanne Imes pour parler des femmes qui généralement réussissent ce qu’elles entreprennent mais subissent un doute très fort quant à leurs facultés, leur légitimité. Et cela peut concerner tous les pans de leur vie.</p>
<p>Je classe les symptômes en plusieurs items : relativisation des réussites, peur de l’échec et de ne pas être à la hauteur, regrets, auto-censure et auto-freinage (s’ajouter des freins), perfectionnisme et forte puissance de travail, difficulté de prendre en compte les compliments, attribuer ses mérites à d’autres, et que l’échec ne soit pas une option.</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-3174 alignright" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/10-300x251.png" alt="Auto-censure syndrome de l'impostrice" width="300" height="251" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/10-200x168.png 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/10-300x251.png 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/10-400x335.png 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/10-600x503.png 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/10-768x644.png 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/10-800x671.png 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/10.png 940w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<ul>
<li>
<h1>Censure et autocensure</h1>
</li>
</ul>
<p>Phénomènes dynamiques qui conduisent à s’empêcher ou à être empêché d’une action, d’une projection, d’un possible. Exemple : l’auto-censure est un symptôme du syndrome de l’impostrice.</p>
<ul>
<li>
<h1>Rôle modèle</h1>
</li>
</ul>
<p>C’est une personne, connue comme inconnue, sur l’image de laquelle nous pouvons nous appuyer pour grandir. Sauf qu’avec moins de 10% de femmes dans les livres d’histoire et moins de 30% de femmes dans les médias, nous en tant que femmes, nous disposons encore de peu de rôle-modèles féminins. D’où l’importance que des femmes du quotidien, comme nous par exemple, se positionnent comme rôle-modèles : nous pouvons toutes accompagner d’autres à grandir, qui elles-mêmes à leur tour nous donnent à réfléchir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour ma part, j’ai beaucoup souffert du syndrome de l’impostrice et il m’a fallu du temps, en dépit des expériences, des diplômes et des postes, pour me valider à moi-même mes compétences. Cycliquement, je recommence à me poser des questions. Si douter est constructif et permet de conserver une humilité certaine et une capacité à se remettre en question, le syndrome de l’impostrice va bien plus loin. Il s’agit d’un fonctionnement qui crée de l’auto-censure et nous empêche. Pourtant, si nous-mêmes nous n’osons pas, qui peut oser pour nous ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Se sentir une impostrice, cela peut arriver. Il existe cependant des entrainements, des postures, des réflexions, qui peuvent vous soutenir. Les connaissez-vous ?</p>
<p>On en reparle prochainement sur ce blog ainsi que sur la chaine Youtube d’Egaluce : <a href="https://www.youtube.com/channel/UCU_6JeA8MGVzjXbtRgbSdDg"><strong>Le point Luce</strong></a>.</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-3175 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/11-300x251.png" alt="" width="300" height="251" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/11-200x168.png 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/11-300x251.png 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/11-400x335.png 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/11-600x503.png 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/11-768x644.png 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/11-800x671.png 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/12/11.png 940w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Deux jours en Finistère avec&#8230; Judith Aquien</title>
		<link>https://egaluce.fr/deux-jours-en-finistere-avec-judith-aquien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 13:15:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Empowerment]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Judith Aquien a 37 ans, c’est une engagée de longue date. J’ai entendu parler de son travail via un ami commun, lui-même très engagé, Charles Braine. Pêcheur de métier, écologiste d’engagement, Charles promeut une place égale pour les femmes dans les mondes de la mer et de la politique. Charles et moi, nous avons co-créé  [...]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Judith Aquien a 37 ans, c’est une engagée de longue date. J’ai entendu parler de son travail via un ami commun, lui-même très engagé, <a href="https://associationpleinemer.com/lequipe/">Charles Braine</a>. Pêcheur de métier, écologiste d’engagement, Charles promeut une place égale pour les femmes dans les mondes de la mer et de la politique.</p>
<p>Charles et moi, nous avons co-créé le label Bretonne Influente avec Ninja Himbert et Xavier Pierre.</p>
<p>Dans le courant d’année 2021, il m’a parlé d’une amie parisienne qui sortirait un livre en mai. Ce livre, c’est Trois mois sous silence.</p>
<p>E<img decoding="async" class=" wp-image-3153 alignright" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-185x300.jpg" alt="Livre Trois mois sous silence" width="217" height="352" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-185x300.jpg 185w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-200x325.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-400x650.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-600x975.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-630x1024.jpg 630w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-768x1248.jpg 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-800x1300.jpg 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-945x1536.jpg 945w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-1200x1950.jpg 1200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-1260x2048.jpg 1260w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Aquien_Trois-mois-sous-silence_couv-scaled.jpg 1576w" sizes="(max-width: 217px) 100vw, 217px" />dité chez Payot Le rivage, il est sorti le 12 mai et peut être trouvé dans toutes les bonnes librairies indépendantes !</p>
<p>Rapidement, j’ai pris contact avec elle et lui ai proposé de venir à Brest -car ne c’était pas prévu. Or, il me semble que rendre les questions d’égalité accessibles, c’est aussi rendre les autrices et les auteurs accessibles y compris dans notre proximité géographique. Le Finistère est peut-être la fin de la terre, c’est avant tout une terre de personnes engagées, de beaux projets, de gens qui pensent. Alors pourquoi ne pas penser ensemble ?</p>
<p>Le sujet est clivant, il peut mettre mal à l’aise. Pourtant, il concerne la majeure partie des femmes et des hommes et je me fais fort de ne laisser aucun sujet en silence. C’est mon projet professionnel et de vie, mon but d’engagée depuis toujours. J’étais persuadée de pouvoir fédérer autour de la venue de Judith. Elle a immédiatement accepté, et sa maison d’édition nous a suivies dans ce qui est alors passé d’une envie à un projet concret.</p>
<p>Quand je crée ce type d’événement, c’est un package complet. On n’imagine pas tout le travail, le temps, les échanges nombreux qui sont nécessaires. C’est d’ailleurs une partie de la création d’événements que j’apprécie tout particulièrement !</p>
<p><strong> </strong></p>
<h1><strong>Pourquoi ce livre ? </strong></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est vrai, il y a en moyenne 68 000 livres publiés en France chaque année. Cette question est donc tout à fait légitime.</p>
<p>Spontanément, je répondrais : parce que c’est un livre féministe, que je suis féministe et cela fait partie de mon travail aujourd’hui de lire ce qui sort à ce propos en constante évolution.</p>
<p>Et que du féminisme, on en a bien besoin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Parce que c’est du vrai féminisme</h2>
<p>J’entends par là, celui qui questionnes, problématise, et propose des solutions concrètes. Il s’agit ici de réponses pour la création d’un projet de société égalitaire et à l’écoute de celles et ceux qui font la société. il s’agit de montrer la réalité de ce que vivent les femmes durant ce tiers du temps de grossesse qui est invisible à la société alors que, soyons clairs : ça fait un moment que des femmes sont enceintes sur cette Terre, nan ?!</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Parce que c’est un livre profondément inclusif</h2>
<p>Un livre inclusif qui parle de la grossesse, c’est déjà un texte qui ne se concentre pas que sur le temps de la construction de l’enfant comme un temps uniquement de femme. Oui, les femmes portent les enfants. Mais le projet peut se construire à deux. Mais les hommes peuvent prendre une place. La grossesse c’est la construction de la parentalité.</p>
<p>Et c’est un temps de vulnérabilité spécifique pour les femmes que l’autre membre du couple (quand couple il y a) doit pouvoir accompagner tout en trouvant sa propre place. C’est un espace d’échange entre deux individus qui créent ensemble. C’est aussi un temps de risques et de silences quant il devrait être un temps de partage général et de soutien médical, professionnel, sociétal.</p>
<p>C’est le propos de Judith Aquien et c’est ce qui m’a donné envie de la rencontrer puisqu’elle vienne rencontrer le public du bassin brestois.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><strong>Pourquoi en présentiel ?</strong></h2>
<p>Réponse facile : parce que le présentiel c’est la vie ! On utilise le terme présentiel pour quelque chose de très simple, comme si on avait professionnalisé une réalité, celle de la rencontre. Se voir, se parler, s’approcher de l’autre c’est tout de même rien de moins que la base, non ?</p>
<p>Nous n’étions donc pas tant « en présentiel » que dans « la vraie vie », je dirais !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1><strong><img decoding="async" class="size-medium wp-image-3156 alignleft" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-200x300.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-400x600.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-600x900.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-683x1024.jpg 683w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-768x1152.jpg 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-800x1200.jpg 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-1024x1536.jpg 1024w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-1200x1800.jpg 1200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-1365x2048.jpg 1365w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0371-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" />Première rencontre : l’Afterwork</strong></h1>
<p>Lorsqu’une personne qui a vu son livre édité a la possibilité de rencontrer son public, c’est toujours magique.</p>
<p>C’est exactement ce que nous<img decoding="async" class="size-medium wp-image-3154 alignright" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/IMG_6271-225x300.jpg" alt="Afterwork Egalite Egaluce septembre 21" width="225" height="300" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/IMG_6271-200x267.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/IMG_6271-225x300.jpg 225w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/IMG_6271-400x533.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/IMG_6271-600x800.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/IMG_6271.jpg 720w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /> créons en partenariat avec la librairie Dialogues depuis l’année dernière et nous ne pouvons que constater à quel point le livre est porteur de partage.</p>
<p>Mais si toute librairie peut proposer une rencontre dédicace, la plus-value d’Egaluce, c’est le fait que proposer des espaces pour penser, grâce aux livres et à leurs auteurs, en fonction de qui on est, et notamment de son métier.</p>
<p>Rendre les questions d’égalité accessible, c’est le créneau d’Egaluce, et cela doit passer aussi par les espaces de travail. D’où l’intérêt de réunir des pros de mondes différents pour leur proposer de penser ensemble les problématiques et de dégager des solutions.</p>
<p>Au-delà de cet aspect, c’est aussi un temps privilégié de réseautage et de belles rencontres.</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-3155 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-200x133.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-300x200.jpg 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-400x267.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-600x400.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-768x512.jpg 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-800x533.jpg 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-1024x683.jpg 1024w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-1200x800.jpg 1200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/DSC_0362-1536x1024.jpg 1536w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h1><strong>Second temps fort : Dialogues</strong></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-3158 alignleft" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-200x267.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-225x300.jpg 225w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-400x533.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-600x800.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-768x1024.jpg 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-800x1067.jpg 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-1152x1536.jpg 1152w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-1200x1600.jpg 1200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-1536x2048.jpg 1536w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/09/Rencontre-Dialogues-Judith-Aquien-Sept-21-scaled.jpg 1920w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>
<p>Dialogues est une librairie mythique, « la » librairie du pays brestois si on le dire ainsi!</p>
<p style="text-align: left;">C’est aussi un espace qui regorge de pros sacrément engagés et c’est exactement ce dont j’ai besoin pour créer des projets !</p>
<p style="text-align: left;">C’est aussi pour les lecteurs et les lectrices de tous âges, un espace qui permet de venir rencontrer celles et ceux qui forgent leur imaginaire, répondent à leurs questions existentielles et leur ouvrent des possibles intellectuels. Voilà ce que nous aimons à créer ensemble Dialogues et moi.</p>
<p style="text-align: left;">Judith a ainsi pu échanger avec un public plus divers, et ce, alors même que nous sommes toujours en pleine pandémie.</p>
<p style="text-align: left;">Un bonheur de penser ensemble !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1><strong>Et ensuite ? </strong></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Cette seconde rencontre égalité a été un franc succès. Il s’agit donc de pérenniser ces projets.</strong></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Restez connectés à Egaluce : nous publierons sur nos réseaux sociaux ainsi que sur ce site </strong><strong>les prochaines rencontres prévues !</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/deux-jours-en-finistere-avec-judith-aquien/">Deux jours en Finistère avec&#8230; Judith Aquien</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Longtemps je me suis couché-e imposteur &#8230; 2/2</title>
		<link>https://egaluce.fr/longtemps-je-me-suis-couche-e-imposteur-2-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 07:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Empowerment]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  … et me suis levée impostrice. Ce second article s’est imposé de lui-même. Le nombre de témoins qui se sont mobilisés et la force des réponses ne pouvait souffrir un écrit succinct. Il fallait, oui, vraiment, explorer ce syndrome pour mieux le comprendre tout en rendant femmage/hommage à l’engagement des répondant-es. Ici, il semble  [...]</p>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/longtemps-je-me-suis-couche-e-imposteur-2-2/">Longtemps je me suis couché-e imposteur &#8230; 2/2</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-2988 size-full aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens.jpg" alt="" width="1000" height="599" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-200x120.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-300x180.jpg 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-400x240.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-600x359.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-768x460.jpg 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-800x479.jpg 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens.jpg 1000w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>… et me suis levée impostrice.</p>
<p>Ce second article s’est imposé de lui-même. Le nombre de témoins qui se sont mobilisés et la force des réponses ne pouvait souffrir un écrit succinct. Il fallait, oui, vraiment, explorer ce syndrome pour mieux le comprendre tout en rendant femmage/hommage à l’engagement des répondant-es.</p>
<p>Ici, il semble donc pertinent à la fois de faire le point sur ce qu’est le syndrome de l’imposteur-rice, et d’évoquer les spécificités du syndrome de l’impostrice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur</h2>
<p>Le terme en lui-même est déjà une aventure ! Cette expression a été écrite la première fois, en 1978, dans un article intitulé « Le phénomène de l’imposteur chez les femmes ultra-performantes : dynamique et intervention thérapeutique » par deux psychologues : Pauline Clance et Suzanne Imes.</p>
<p>Ce syndrome en lui-même, regroupe des personnes qui généralement réussissent ce qu’elles entreprennent. Pourtant, cela ne suffit pas. Elles expriment un doute quasiment maladif à leur endroit, à l’endroit de leurs capacités. Elles nient alors tout accomplissement personnel.</p>
<p>Le terme d&rsquo;imposteur-rice s’impose à la personne aussi bien concernant ses capacités intellectuelles que physique et joue aussi sur l’estime de soi au plan esthétique. C’est l’une des découvertes de cette étude : beaucoup de personnes ayant un fort syndrome de l’imposteur-rice ont aussi évoqué leur inquiétude de ne pas être assez « jolie » ou « charismatique » pour les femmes, et de ne pas être « beau » ou suffisamment « viril » pour les hommes.</p>
<p>La question du syndrome de l’imposteur-rice, à l’image de cet exemple très parlant, ne peut se définir sans faire un tour du côté de l’éducation, de l’estime de soi et d’autres thèmes dont nous allons maintenant parler.</p>
<p><em>Les possibles sont niés et les réussites sont relativisées. Ces personnes se considèrent comme des imposteur-rices, que l’on va bien finir par démasquer</em></p>
<p>Chaque réussite, de quelque envergure qu’elle soit, s’accompagne très rapidement de cette inquiétude d’être vu-e comme un-e imposteur-rice. Elle s’accompagne aussi systématiquement d’une relativisation, c’est-à-dire que l’on va l’attribuer à une combinaison parfois complexe d’éléments extérieurs favorables (contexte, etc.) et de chance.</p>
<p>Mais revenons sur ce principe de chance au moyen d’exemples dans une sphère autre que professionnelle. On peut en effet eaussi rapprocher ceci de réalités douloureuses : chaque fois qu’il nous arrive quelque chose de bien, c’est de la chance. Chaque fois qu’il arrive quelque chose de mal, et que l’on subit ce que l’on vit comme un délaissement, c’est parce qu’on était « insuffisant ».</p>
<p>On pense notamment à la perte amoureuse, dont certain-es répondant-es ont parlé. Un répondant explique même qu’il était persuadé de ne pas mériter la personne aimée et que, lorsqu’il l’avait perdue, c’était comme si, enfin, ce qu’il pressentait se réalisait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Initialement, je m’intéressais à la sphère professionnelle. Mais lorsqu’on interroge le réel, il s’invite et nous montre que nous nous trompions -ou que nous avions une vision trop réductrice.</p>
<p>Car après tout, pourquoi « saucissonner » une personne et son psychisme entre sphères professionnelle et privée ?</p>
<p>Il s’agit alors de faire un travail pour faire le point quant aux responsabilités réelles de certaines des parties. Souvent, cela se fait au moins d’un travail thérapeutique. On constate en effet dans l’étude que la population répondant au questionnaire est statistiquement plus encline à aller vers un thérapeute (69% des répondant-es ont dit en avoir déjà vu un) que la population générale<a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Syndrome%20de%20l'I/Article%202%20Syndrome%20de%20l'I.docx#_ftn1"><strong>[1]</strong></a> (31%).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Symptômes</h2>
<p>Nous pouvons lister beaucoup de symptômes mais j&rsquo;ai choisi de les classer en items :</p>
<p>&#8211; Relativisation des réussites</p>
<p>&#8211; Peur de l’échec (ne pas être à la hauteur)</p>
<p>&#8211; Regrets</p>
<p>&#8211; Auto-censure</p>
<p>&#8211; Perfectionnisme et forte puissance de travail</p>
<p>&#8211; Auto-handicap (s’ajouter des freins)</p>
<p>&#8211; Difficulté à prendre en compte les compliments</p>
<p>&#8211; Remercier beaucoup (trop) nos proches lorsqu’on obtient un succès (ce que j&rsquo;appelle le point Oscar : comme tou-tes ces artistes qui remercient le monde entier pour le travail qu&rsquo;il-elles ont accompli lors de remise de prix)</p>
<p>&#8211; L’échec n’est pas une option</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2996 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Homme-syndrome-imposteur-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Homme-syndrome-imposteur-66x66.jpg 66w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Homme-syndrome-imposteur-150x150.jpg 150w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Homme-syndrome-imposteur-200x200.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Homme-syndrome-imposteur-300x300.jpg 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Homme-syndrome-imposteur-400x400.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Homme-syndrome-imposteur-600x600.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Homme-syndrome-imposteur.jpg 626w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2>Syndrome de l’imposteur : spécificités masculines en Patriarchy</h2>
<p>La sensation de banalité extrême qui accompagne ce syndrome de l’imposteur-rice expose donc aussi les personnes à nourrir leur mésestime d’elles-mêmes aussi sur cet aspect spécifique. Chez certains hommes qui ont accepté d’en parler, cela peut causer des troubles parfois même physiques atteignant leur estime.</p>
<p>Un répondant m’a parlé de cette théorie des notes comme il a pu la voir dans une série américaine<a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Syndrome%20de%20l'I/Article%202%20Syndrome%20de%20l'I.docx#_ftn2"><strong>[2]</strong></a> : une femme notée 7/10 ne peut être intéressée par un homme noté 3/10 -c’est l’exemple qu’il a donné. Or c’est exactement son impression. Il se censure donc aussi quant à sa recherche amoureuse : « chaque fois qu’une femme me semble jolie, intéressante ou drôle, je m’empêche d’aller vers elle parce que, forcément, je ne serai pas à la hauteur ».</p>
<p>Plusieurs ajoutent même que les échecs amoureux viennent creuser le lit de leur syndrome, avec un schéma comme suit :</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2997 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Schema-imposture-et-amour-300x251.png" alt="" width="300" height="251" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Schema-imposture-et-amour-200x168.png 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Schema-imposture-et-amour-300x251.png 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Schema-imposture-et-amour-400x335.png 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Schema-imposture-et-amour-600x503.png 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Schema-imposture-et-amour-768x644.png 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Schema-imposture-et-amour-800x671.png 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Schema-imposture-et-amour.png 940w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Les répondants ont donné aussi une liste de symptômes spécifiques à cette difficulté : une auto-censure qui continue durant les débuts de la nouvelle relation, un besoin accru d’être rassuré quant à ce que la personne aimée leur « trouve », parfois des sursauts de jalousie (alors que ce n’était pas forcément leur cas précédemment). Ont aussi été transmises des informations quant à des manifestations physiques afférentes selon eux au syndrome de l’imposteur : insomnies (et ruminations en lien), troubles de l’érection.</p>
<p>Dans la sphère professionnelle, le panel est large des manifestations, allant d’une très grande mise en rivalité avec leurs pairs pour certains (jusqu’à ce qu’ils aient compris qu’ils souffraient du syndrome de l’imposteur), à une forte auto-censure professionnelle souvent dite en ces termes : « je n’ai pas osé » ou « j’ai manqué des opportunités ». Pour ces répondants, la mise en concurrence sur le thème de l’expertise et de la virilité professionnelle sont des points spécifiques à ne pas négliger.</p>
<p>Nous le voyons donc, si le syndrome de l’imposteur-rice n’est pas genré en lui-même, les sujets sur lesquels il vient se poser, et la façon dont il se montre au grand jour du psychisme de chacune et chacun diffère chez les femmes et les hommes.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2998 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-syndrome-impostrice-300x212.jpg" alt="" width="300" height="212" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-syndrome-impostrice-200x141.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-syndrome-impostrice-300x212.jpg 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-syndrome-impostrice-400x282.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-syndrome-impostrice-600x424.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Femme-syndrome-impostrice.jpg 626w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2>Syndrome de l’impostrice : spécificités féminines en Patriarchy</h2>
<p>Ce n’est pas un hasard si ce terme a été employé à propos des femmes dans l’étude inaugurale.</p>
<p>Sans revenir longuement sur des données à la fois historiques et sociologiques, bien que sans cesse remises en question par quelques masculinistes en mal de débat, nous savons que la reconnaissance officielle du travail des femmes a permis dans le même temps l’avènement d’un autre élément, celui-ci bien moins agréable : le concept de la femme parfaite. Celles-ci doivent être partout, « multi-tâches » comme on entend parfois dire.</p>
<p>Pour les femmes, de tous temps, mais plus encore plus 1945, l’échec n’est pas une option. L’éducation transmise dans une société patriarcale telle que la nôtre impose que l’essai soit la réussite, il ne peut y avoir d’échec, d’à peu près pour les femmes. Or, dans le même temps, ce qu’elles font est de façon générale moins reconnu, voire invisibilisé dans l’espace public comme, parfois, dans la sphère privée. Si elles s’engagent au niveau professionnel, on leur reproche de délaisser leur famille. Si c’est l’inverse, alors elles manquent d’ambition ;</p>
<p>D’où ce renforcement du syndrome de l’imposteur. Et j’ai eu l’occasion d’en parler plus longuement lors de la Conférence que j’ai donné pour Femmes et Numérique le 1er décembre dernier <a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Syndrome%20de%20l'I/Article%202%20Syndrome%20de%20l'I.docx#_ftn3"><strong>[3]</strong></a></p>
<p>Chez les femmes, d’après cette étude informelle, c’est souvent le principe de l’impostrice experte qui prévaut : même lorsqu’elles sont diplômées ou présentent une longue expérience dans un domaine, même lorsqu’elles peuvent s’estampiller « experte » d’un sujet, elles ont en moyenne plus de mal que les hommes à le faire.</p>
<p><em>Chez les femmes avec lesquelles j’ai pu échanger, revient généralement ce mantra négatif : si je veux être une experte, je dois tout savoir d’un sujet. Sinon, je suis une menteuse</em></p>
<p>Il y a aussi bien souvent une mise en rivalité intellectuelle avec des hommes, notamment chez les plus diplomées : elles considèrent qu’un homme dirait certainement mieux les choses, qu’il ferait mieux. Et pour relativiser les postes qu’elles occupent, il y a un moyen simple : considérer qu’elles l’ont obtenu car la structure/entreprise/équipe avait bien de faire un peu de femwashing, c’est-à-dire de se donner bonne conscience en intégrant un certain nombre de femmes.</p>
<p>La question du syndrome de l’impostrice est donc centrale et sera un challenge dans les années à venir : chaque avancée dans la visibilisation des femmes au sein de l’espace public, politique, médiatique, s’accompagne pour l’instant de critiques qui viennent renforcer leur syndrome de l’impostrice.</p>
<p>Heureusement, il existe des parades, comme la sororité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les trucs et astuces</h2>
<p>Parce qu’évoquer un sujet ne peut se révéler constructif que si l’on propose en même temps des réponses, la dernière question posée aux répondant-es concernait ce que j’ai appelé leurs « trucs ». Nous disposons tou-tes de ressources psychiques nous permettant de survivre, parfois littéralement, mais ici plus symboliquement, face à une difficulté.</p>
<p>J’ai souhaité proposer ici une liste de certaines réponses apportées, qui sont concrètes, pragmatiques et ne demandent pas trop de logistique pour se mettre en œuvre.</p>
<p>&#8211; S’entourer de personnes qui osent et peuvent agir comme un révélateur, ou un sillage à suivre</p>
<p>&#8211; Lister les « jolis moments » et s’y référer au besoin</p>
<p>&#8211; Faire preuve de sororité et s’entourer de femmes fortes, engagées en faveur de la sororité</p>
<p>&#8211; Réfléchir à ce l’on pourrait conseiller à un.e ami.e qui nous raconterait ce type de difficultés et se répondre à soi-même, avec bienveillance</p>
<p>&#8211; Mettre plus d&rsquo;équilibre dans sa vie : du temps de qualité avec les proches, du sport, du bon sommeil, bien manger, des moments de loisirs et/ou de créativité, des exercices de respiration&#8230;</p>
<p>&#8211; Comprendre que cela s’inscrit dans un fonctionnement partagé par beaucoup d’autres personnes, ce qui relativise la sensation de solitude induite par le syndrome</p>
<p>&#8211; Le respect de sa propre curiosité intellectuelle, une auto-autorisation à se former et à apprendre en continue, tout en travaillant à ne pas s’obliger à devenir -expert-e</p>
<p>&#8211; Faire des activités qui renforcent la confiance en soi : prise de parole en public, théâtre d’impro … ou des sports nouveaux</p>
<p>&#8211; S’autoriser à prendre des risques mais bien s’entourer pour mieux les gérer</p>
<p>&#8211; Dresser une liste concrète de ses accomplissements jusque-là</p>
<p>&#8211; Oser (ce terme est revenu de multiples fois, avec bien des exemples)</p>
<p>&#8211; Lister les compliments, les moments de validation externe (par les proches, les collègues, etc.)</p>
<p>J’ajouterais pour ma part le cadeau d’une amie suite à une prise de parole particulièrement complexe pour moi : elle m’a offert un carnet de compliments. Sur la première page elle a écrit ce qu’elle avait pensé (en bien !) de ma prestation. Ce carnet s’accompagnait d’un mode d’emploi : il s’agirait désormais que j’utilise une page par compliment ou retour positif que j’allais recevoir par la suite. Un carnet à relire lors des phases descendantes, lorsqu’après un succès je m’angoisserais que l’on découvre mon imposture.</p>
<h2></h2>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Nous l’aurons compris, le syndrome de l’imposteur-rice touche des personnes disposant d’un tempérament initialement fait pour l’engagement, la prise de risques et la recherche de sortir régulièrement d’une certaine zone de confort. Il existe donc en quelque sorte un profil-type. Ce qui est intéressant, c’est que ce sont, justement, des personnes que l’on peut avoir envie de trouver dans son entourage proche, parce qu’elles sont dans une démarche d’ouverture, d’humilité et d’évolution permamentes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Une personne a résumé la situation en ces termes : « C’est un combat de presque tous les instants »</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cependant, le syndrome de l’imposteur-rice, qu’on se le dise, n’est pas une fatalité. Preuve en est, 42% des répondant-es ont proposé chacun-e au moins trois astuces utilisés régulièrement.</p>
<p>Ce que l’on constate, en échangeant, c’est en effet cette appétence de la part des répondant-es à trouver des solutions, à partir du moment où leur parcours s’est trouvé décrypté à l’aune de la réalité du syndrome. Cette prise de conscience, nous l’avons vu dans l’article précédent, se fait généralement à un âge adulte proche de la trentaine (pour 61,2%). Il s’agit généralement d’ailleurs d’une prise de conscience dite par à-coup : à l’occasion d’un échange, d’une conférence, d’une lecture, etc. la personne comprend qu’elle a le syndrome de l’imposteur-rice.</p>
<p>Le syndrome de l’imposteur/impostrice est un sacré phénomène ! Il donne à penser et à voir à des personnes fortes en qualité, qu’elles n’en ont pas et que ce qu’elles font de beau est normal. Pourtant, rien ne l’est, et c’est là le point commun entre toutes les personnes qui ont accepté de répondre à cinq petites questions lancées presque comme ça.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-2999 size-full" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Cygne-imposteur.jpg" alt="" width="631" height="466" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Cygne-imposteur-200x148.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Cygne-imposteur-300x222.jpg 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Cygne-imposteur-400x295.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Cygne-imposteur-600x443.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Cygne-imposteur.jpg 631w" sizes="(max-width: 631px) 100vw, 631px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce sont toutes, pour ce que j’en sais, des personnes qui ont en elles de l’extraordinaire. Du beau. Et beaucoup à donner, transmettre, partager. À n’en pas douter, à la lecture de ces mots, vous relativiserez d’une façon ou d’une autre…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est à vous de voir.</p>
<p>Mais, si vous avez répondu à ces questions, si vous avez accepté de dévoiler tant en quelques mots (et parfois à une inconnue), n’est-ce pas qu’au fond, au moins, vous savez un peu combien belles et beaux vous êtes ?</p>
<p>Je l’espère, vous le souhaite, et vous le redis. Merci.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*Toutes phrases et tous les mots cités l’ont été avec l’accord des témoins qui les ont écrit et/ou prononcé. Si vous avez l&rsquo;impression que ce sont vos mots alors que je ne vous ai pas demandé à vous citer officiellement&#8230; tiens tiens, ce ne serait pas parce que le syndrome de l&rsquo;imposteur-rice a un canevas ?! * sourire *</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Syndrome%20de%20l'I/Article%202%20Syndrome%20de%20l'I.docx#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> D’après une étude réalisée par YouGov pour Psychologies en janvier 2020, 31% des Français ont déjà fait appel à un thérapeute</p>
<p><a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Syndrome%20de%20l'I/Article%202%20Syndrome%20de%20l'I.docx#_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> Docteur House</p>
<p><a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Syndrome%20de%20l'I/Article%202%20Syndrome%20de%20l'I.docx#_ftnref3"><strong>[3]</strong></a> https://www.youtube.com/watch?v=4CTJhkzWbCo&amp;t=1s</p>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/longtemps-je-me-suis-couche-e-imposteur-2-2/">Longtemps je me suis couché-e imposteur &#8230; 2/2</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
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		<title>Longtemps je me suis couché.e imposteur &#8230; 1/2</title>
		<link>https://egaluce.fr/longtemps-je-me-suis-couche-e-imposteur-1-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 07:02:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Empowerment]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>    … et me suis levée impostrice. Mardi 1er décembre 2020, j’ai été invitée à animer un atelier-conférence pour Femmes et Numérique. Les co-organisateur-rices (ENI- Ecole Informatique, la CCI Métropolitaine Bretagne Ouest et la French Tech Brest+) souhaitaient pour cette troisième édition mettre en lumière la difficulté qu’éprouvent les femmes à pousser la porte  [...]</p>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/longtemps-je-me-suis-couche-e-imposteur-1-2/">Longtemps je me suis couché.e imposteur &#8230; 1/2</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
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<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2988 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens.jpg" alt="" width="1000" height="599" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-200x120.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-300x180.jpg 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-400x240.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-600x359.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-768x460.jpg 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens-800x479.jpg 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Foule-de-gens.jpg 1000w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>… et me suis levée impostrice.</p>
<p>Mardi 1er décembre 2020, j’ai été invitée à animer un atelier-conférence pour Femmes et Numérique. Les co-organisateur-rices (ENI- Ecole Informatique, la CCI Métropolitaine Bretagne Ouest et la French Tech Brest+) souhaitaient pour cette troisième édition mettre en lumière la difficulté qu’éprouvent les femmes à pousser la porte d’écoles d’informatique. Pour rappel, elles représentent à l’heure actuelle à peine 12 % des effectifs dans les métiers dits de la tech et du digital.</p>
<p>Egaluce s’intéressant à la mise en place d’une égalité femmes/hommes réelle, notamment par le prisme de l’empowerment/empuissancement/empouvoirement féminin, les co-créateur-rices m’ont proposé d’intervenir.</p>
<p>Initialement, il s’agissait du syndrome de l’imposteur.</p>
<p>Cependant, rien qu’avec ce terme, on voit l’invisibilisation des femmes ! La première étape a été de féminiser ce mot, puisque j’allais m’adresser à des femmes.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Impostrice</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Vous allez vous y faire !</em></strong></p>
<p>On m’a d’ailleurs fait remarquer que ce terme n’existe pas dans la langue française… et pourtant !</p>
<p>On rappellera, comme ça, en passant, que l’Académie Française (institution misogyne depuis… 1634) a elle-même voté dans une large majorité un rapport visant à reconnaitre la féminisation des noms de métiers (février 2019). Cela faisait (presque) suite à un guide nommé « Femme, j’écris ton nom » édicté en 1999 par le Centre national de la recherche scientifique et l’Institut national de la langue française. Ce rapport (dont je vous invite à la lire la préface, rédigée par Lionel Jospin) nous invite à constater que la féminisation des noms de métiers, de grades et de fonctions est non seulement possible, mais que l’on doit s’y appliquer. Si même nos institutions reconnaissent que cela est possible, et que cela irait dans le sens de l’histoire, pourquoi ne le ferions-nous pas pour tout ?!</p>
<p>Aussi, ici, nous parlerons aussi bien de syndrome de l’imposteur que de l’impostrice, afin de ne pas invisibiliser 52% de la population française, c’est-à-dire les femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><em>Voilà qui pourrait donc être un postulat de départ en nous permettant de prolonger la maxime de Boileau :</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>« </em><strong><em>Ce qui se conçoit bien s&rsquo;énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ».</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autre point qui m’a conduite à la réflexion actuelle, c’est la conférence en elle-même. J’étais accompagnée d’Estelle Adam, responsable de l’ENI. Celle-ci m’avait prévenue qu’elle ne ferait qu’introduire le propos. Parce que mon métier consiste à dire à des femmes « vas-y, fonce, ose », parce que l’empowerment féminin est le socle philosophique et éthique sur lequel repose mon expertise, je l’ai poussée à faire plus. Nous devions -et je ne lui laissais pas le choix, co-animer cette rencontre !</p>
<p>Lorsqu’on voit les images, lorsqu’on entend notre échange, on pourrait penser que nous nous connaissons depuis toujours et que nous discutons, en toute sororité. Estelle, que je tiens à remercier ici encore, a été plus que parfaite : elle a été elle-même !</p>
<p>Au sortir de cette conférence, sur la route du retour, me revenait sans cesse une phrase qu’une personne avait écrite dans le chat de la conférence. Elle réalisait qu’elle souffrait bel et bien dudit syndrome, après avoir toujours pensé qu’il s’agissait de « réserve naturelle ».</p>
<p style="text-align: center;"><em>La censure fait donc terriblement rage et, si nous n’y prenons pas garde, </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>elle peut venir mettre à mal nos parcours, nos projets, notre vie</em></p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2989 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Echec-dans-le-miroir-syndrome-dimposture-189x300.png" alt="" width="189" height="300" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Echec-dans-le-miroir-syndrome-dimposture-189x300.png 189w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Echec-dans-le-miroir-syndrome-dimposture-200x318.png 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Echec-dans-le-miroir-syndrome-dimposture-400x636.png 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Echec-dans-le-miroir-syndrome-dimposture-600x954.png 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Echec-dans-le-miroir-syndrome-dimposture-644x1024.png 644w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Echec-dans-le-miroir-syndrome-dimposture-768x1221.png 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Echec-dans-le-miroir-syndrome-dimposture-800x1272.png 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Echec-dans-le-miroir-syndrome-dimposture.png 858w" sizes="(max-width: 189px) 100vw, 189px" /></p>
<p>Dans son livre, Sandi Mann<a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Syndrome%20de%20l'I/article%20syndrome%20de%20l'I.docx#_ftn1"><strong>[1]</strong></a> évoque une étude<a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Syndrome%20de%20l'I/article%20syndrome%20de%20l'I.docx#_ftn2"><strong>[2]</strong></a> faisant état d’environ 70% de la population souffrant de ce syndrome.</p>
<p>Est-il possible que ce soit si répandu et que nous en parlions si peu ? Comment, si cela est si souvent devant nos yeux, si souvent dans le parcours de celles et ceux qui nous entourent, pouvons-nous le laisser sous silence ?</p>
<p>Aussi, presque juste « pour voir » comme on dit, j’ai posté sur mon compte Facebook professionnel ainsi que sur mon compte engagé une story, proposant de témoigner, en message privé, sur le syndrome de l’imposteur/impostrice. Je n’ai pas souhaité expliquer le concept, pour ne pas ajouter de biais à cette étude déjà très informelle. J&rsquo;ai fait le choix de ne pas genrer la question, afin d&rsquo;avoir des réponses de toutes et tous.</p>
<p>En quelques heures plus de cinquante personnes osaient déjà prendre contact. Certain-es m’indiquaient même le nom de personnes susceptible selon eux de se sentir concernées.</p>
<p>Les questions posées sur un ton informel, presque badin, à dessein. Il semblait nécessaire de ne pas aseptyser le propos, de me positionner à côté des répondant. La première question concernait l’âge auquel le syndrome est apparu chez eux. Puis l’âge auquel ils en ont pris conscience. La troisième et la quatrième question sollicitaient des exemples de l’impact sur le parcours de vie des répondant-es ainsi que les regrets qui pourraient en découler. Enfin, parce qu’il semble nécessaire tout à la fois de ne pas dramatiser le propos, mais aussi de faire appel à la capacité d’auto-empouvoirement des répondant-es, j’ai demandé quels sont leur ressorts pour sortir de ce syndrome.</p>
<p style="text-align: center;"><em>En tout, </em><strong><em>150 personnes</em></strong><em> ont répondu aux cinq questions posées avant que je ferme l’appel à témoignages</em></p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2990 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Repartition-des-repondants-300x252.png" alt="" width="300" height="252" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Repartition-des-repondants-200x168.png 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Repartition-des-repondants-300x252.png 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Repartition-des-repondants-400x336.png 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Repartition-des-repondants-600x503.png 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Repartition-des-repondants.png 676w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Il se trouvait 128 femmes et 22 hommes. L’<strong>âge médian</strong> est de 46 ans.</p>
<p>Concernant la <strong>première question</strong>, les personnes ont majoritairement répondu dans le delta de l’adolescence : entre 12 et 15 ans. Ce temps d’évolution forte, tant au plan moteur, physique, esthétique, hormonal, social, éducatif, symbolique, est aussi généralement celui d’une première prise de conscience de l’intrication des différents modèles qui nous façonnent.</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2991 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Age-de-prise-en-compte-du-syndrome-dimposture-300x251.png" alt="" width="300" height="251" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Age-de-prise-en-compte-du-syndrome-dimposture-200x168.png 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Age-de-prise-en-compte-du-syndrome-dimposture-300x251.png 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Age-de-prise-en-compte-du-syndrome-dimposture-400x335.png 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Age-de-prise-en-compte-du-syndrome-dimposture-600x503.png 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Age-de-prise-en-compte-du-syndrome-dimposture-768x644.png 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Age-de-prise-en-compte-du-syndrome-dimposture-800x671.png 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Age-de-prise-en-compte-du-syndrome-dimposture.png 940w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>A la <strong>seconde question</strong>, le prisme de réponses est plus large comme on peut le voir sur cette modélisation :</p>
<p>La troisième question reposait sur l’impact de ce syndrome sur leur vie. Il va sans dire que les répondant-es à cette question n’ont pu qu’évoquer les réalités qu’ils ont observées. Une dizaine de personnes m’ont recontactée par la suite, expliquant avoir réfléchi depuis leur témoignage, et découvert d’autres points d’impact.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Il se passe toujours quelque chose quand les gens (se) parlent</em></p>
<p>De façon générale, beaucoup évoquent une notion d’angoisse. Et les raisons sont souvent assez paradoxales. Il y a pour certain-es l’angoisse d’être remarqué-e, mais tout autant que de ne pas l’être. Celle de paraitre « bête », « limité-e », « inintéressant-e », est aussi revenu régulièrement. Les angoisses concernent à la fois les capacités intellectuelles et physiques, mais aussi la capacité à recevoir des compliments -notamment sur le physique par exemple.</p>
<p>Le second terme générique, c’est celui d’oser. Et sur ce point, j’ai pu constater que ce syndrome de l’imposteur-rice a semble-t-il conduit des témoins à s’auto-censurer, et, de ce fait, à ne pas oser. D’autres au contraire considèrent que cela ne les a jamais empêché-es réellement d’oser, de faire suite à des propositions et de créer des projets. Cela s’accompagne cependant souvent du terme suivant « imposture »/ « arnaque ». C’est, là aussi, une des constantes des témoignages reçus. La grande majorité des témoins ont pu dire que lorsqu’elles et ils réussissent à oser et donc sortent d’une possible auto-censure, elles et ils minimisent leur succès, le relativisent soit en considérant avoir eu de la « chance », soit qu’en réalité il s’agit d’une situation d’imposture qui va conduire à la production d’une inquiétudee d’être démasqué-es. Ces personnes considèrent, alors même que, pour les exemples donnés, elles disposent généralement de données objectives de leurs succès, cela serait finalement dû à cette chance, et non à leur mérite.</p>
<p><em>« Je ne mérite pas cette réussite » est une phrase qui représente plutôt bien la plupart des réponses reçues</em></p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2992 aligncenter" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Termes-utilises-syndrome-imposture-300x251.png" alt="" width="300" height="251" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Termes-utilises-syndrome-imposture-200x168.png 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Termes-utilises-syndrome-imposture-300x251.png 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Termes-utilises-syndrome-imposture-400x335.png 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Termes-utilises-syndrome-imposture-600x503.png 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Termes-utilises-syndrome-imposture-768x644.png 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Termes-utilises-syndrome-imposture-800x671.png 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Termes-utilises-syndrome-imposture.png 940w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>La <strong>dernière question </strong>concernait les « trucs », les astuces dont disposent les témoins pour travailler autour de ce syndrome de l’imposteur-rice.</p>
<p>Cette mini-étude <em>f<u>era en effet l’objet d’un dyptique</u></em>, afin notamment de rendre femmage et hommage et à celles et à ceux qui ont osé répondre à mes questions. Il semble par ailleurs qu’il reste à objectiver les réponses transmises, faire le point sur ce qu’est le syndrome de l’imposteur-rice, et évoquer la spécificité du syndrome de l’impostrice.</p>
<p>Tout un programme !</p>
<p style="text-align: center;">Je tiens, pour terminer, à remercier tout particulièrement les personnes qui ont accepté de témoigner. Si je les connaissais, nous n’avions certainement majoritairement peu évoqué ce type de sujets. Si nous ne nous connaissions pas, merci d’avoir osé témoigner avec autant d’authenticité, d’émotions, de matière intime.</p>
<p>Toutes et tous, vous avez osé. Merci et bravo.</p>
<p>A très vite pour le seconde épisode de cette étude !</p>
<p>L’article <a href="https://egaluce.fr/longtemps-je-me-suis-couche-e-imposteur-1-2/">Longtemps je me suis couché.e imposteur &#8230; 1/2</a> est apparu en premier sur <a href="https://egaluce.fr">Egaluce</a>.</p>
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		<title>Féminicide : ne dites plus crime passionnel</title>
		<link>https://egaluce.fr/feminicides-ne-dites-plus-crime-passionnel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 06:53:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Empowerment]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>       féminicides : crime passionnel le mot est faux  Feminicide oui, crime passionnel, le mot est faux ! Jusqu’en 2019 nous utilisions collectivement les termes de crime passionnel, de crime d’amour ou d’homicide. On l'utilisait notamment dans les médias, lorsqu’un homme tuait sa compagne ou son ex. La réalité de ce  [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2984" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2984" class="wp-image-2984 size-full" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Image-collage-feminicide.jpg" alt="féminicides : crime passionnel le mot est faux " width="640" height="360" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Image-collage-feminicide-200x113.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Image-collage-feminicide-300x169.jpg 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Image-collage-feminicide-400x225.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Image-collage-feminicide-600x338.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/Image-collage-feminicide.jpg 640w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><p id="caption-attachment-2984" class="wp-caption-text">féminicides : crime passionnel le mot est faux</p></div>
<p>Feminicide oui, crime passionnel, le mot est faux ! Jusqu’en 2019 nous utilisions collectivement les termes de crime passionnel, de crime d’amour ou d’homicide. On l&rsquo;utilisait notamment dans les médias, lorsqu’un homme tuait sa compagne ou son ex. La réalité de ce que sont les féminicides n&rsquo;était donc pas du tout prise en compte. Ce terme existe enfin et nous l&rsquo;utilisons de plus en plus régulièrement. Féminicides donc, ne dites plus crime passionnel !</p>
<p>C’est parce qu’il est vital de montrer la réalité jusque dans sa lumière la plus crue, que Christophe Pluchon<a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Emission%20RCF%20F%C3%A9minicides%20d%C3%A9cembre%202020/Article%20Linkedin%20suite%20%C3%A9mission%20F%C3%A9minicides%20RCF%20d%C3%A9cembre%202020.docx#_ftn1"><strong>[1]</strong></a> m’a proposé il y a quelques semaines une émission radiophonique au sujet du féminicide. Le 22 décembre dernier, nous enregistrions donc une émission pour l’antenne finistérienne de la radio RCF.</p>
<p>Je dis « nous » car j’étais accompagnée de Patricia Le Fell. Cette femme engagée avait une soeur, Christelle, qui a été féminicidée en 2013. Patricia a créé l&rsquo;association <a href="https://www.helloasso.com/associations/chris-a-vif">Chris à vif</a> pour soutenir des familles endeuillées.</p>
<p>Christophe m’a contactée car, depuis l’interview qu’il avait faite à propos d&rsquo;Egaluce, mon entreprise, nous nous suivons sur les réseaux sociaux notamment et il connait mon engagement. Je travaille désormais notamment via le prisme de l’empouvoirement féminin, c’est-à-dire que j’accompagne des femmes à oser plus, parler, exister, dans le champ professionnel, associatif et privé.</p>
<div id="attachment_2985" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2985" class="wp-image-2985 size-medium" src="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides-300x146.jpg" alt="féminicides : crime passionnel le mot est faux " width="300" height="146" srcset="https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides-200x97.jpg 200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides-300x146.jpg 300w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides-400x194.jpg 400w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides-600x292.jpg 600w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides-768x373.jpg 768w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides-800x389.jpg 800w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides-1024x498.jpg 1024w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides-1200x583.jpg 1200w, https://egaluce.fr/wp-content/uploads/2021/07/intervenantes-emission-Feminicides.jpg 1387w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-2985" class="wp-caption-text">féminicides : crime passionnel le mot est faux</p></div>
<p>Cela suppose parfois d’abord de reconnaitre les situations de victimation qu’elles ont subi (comme des violences conjugales ou des tentatives de féminicides, mais aussi des violences sexuelles et sexistes au travail). Puis de pouvoir les accompagner à s’inventer et se réinventer en tant que femmes, pour exister dans l’espace public, politique, général.</p>
<p><strong><em>Mais pourquoi parler de féminicide plutôt que de meurtre, puisque ce terme existe et recouvre les homicides ?</em></strong></p>
<p>C’est la première question à laquelle nous avons tenu à répondre afin de poser le cadre de l’intervention.</p>
<p>Le terme de féminicide ne fait pas doublon, il marque une spécificité : il s’agit du meurtre d’une femme par un conjoint ou un ex-conjoint dans le cadre, généralement, d’un continuum de violences conjugales et ce, parce qu’elle est une femme.</p>
<p>L’homicide est trop vague. Les autres expressions que nous avons tant vues et entendues sont une insulte aux femmes tuées et à leurs proches -dont nous reparlerons après.</p>
<p><strong><em>Non, il ne s’agit pas de « coup de folie », puisque cela s’inscrit dans un schéma d’emprise.</em></strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>Non, il ne s’agit pas plus d’un « meurtre de l’amour » que d’un « crime passionnel » puisqu’on ne tue pas par amour. Il s’agit de crimes de possession, d’emprise, et de violence.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et ces crimes ne sont possibles que sous un régime particulier, celui du patriarcat.</p>
<p>Oui, le patriarcat c’est le système dans lequel nous vivons dans le monde et en France. C’est ce système qui concourt à donner à penser que les hommes dominent les femmes et que le masculin l’emporterait sur le féminin. Et cela, pas seulement dans notre écriture mais dans tout notre quotidien. C’est ce système qui va concourir à la prépondérance des violences conjugales des hommes sur des femmes. Le symptôme le plus fatal, ce sont les féminicides, qui s’exerçaient jusqu’à il y a encore peu de temps, dans une quasi-impunité.</p>
<p>Féminicides, ne dites plus crime passionnel !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>L’éducation au cœur des enjeux du futur </u></strong></p>
<p>Nous avons à traiter les situations actuelles, chez les adultes, en même temps que nous avons à préparer le futur. Or, nous disposons désormais d’outils à dispositions (fiches, livres, podcasts, intervenant-es formé-es, professionnel-les et engagé-es à la fois, militant-es). Mais l’éducation de façon générale reste très genrée, aussi bien dans les familles qu’à l’école. Des stéréotypes de genre vont infuser en nos enfants, depuis leur naissance. Il y a donc une transmission quotidienne d’idées selon lesquelles le masculin l’emporte sur le féminin et ce pas seulement en orthographe et en grammaire !</p>
<p>Le fait de genrer l’éducation, notre vocabulaire, va ensuite s’instiller dans tous les pans de nos vies, des plus visibles aux plus intimes. Cela est notamment visible dans notre vocabulaire professionnel.</p>
<p>C’est d’ailleurs pourquoi, avec Ninja Himbert, qui est designeuse, nous avons développé un calendrier de l’Avent de la féminisation des métiers. Chaque jour en décembre nous avons proposé un nom de métier, allant de la garagiste à la médecine en passant par l’exploratrice et la pêcheuse<a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Emission%20RCF%20F%C3%A9minicides%20d%C3%A9cembre%202020/Article%20Linkedin%20suite%20%C3%A9mission%20F%C3%A9minicides%20RCF%20d%C3%A9cembre%202020.docx#_ftn3"><strong>[3]</strong></a>.</p>
<p>Ce que cette initiative montre, c’est qu’il est possible de sortir d’un système patriarcal, de transmettre à nos enfants des imagos qui sortent des stéréotypes de genre. Mais cela n’est possible qu’avec la volonté de toutes et de tous et la mise en place, au quotidien de la méthode des petits pas, des petites actions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Le rôle des médias </u></strong></p>
<p>Les médias peuvent transmettre de façon quotidienne et facile, via la radio, la télévision et la presse écrite, des possibles.</p>
<p>Avant tout, pour faire entendre aux femmes qui subissent ces violences que celles-ci ne sont pas normales, qu’elles ont le droit de partir, que la violence dans la sphère intime n’est pas une fatalité, que la réalité des violences conjugales, c’est qu’elles peuvent conduire au féminicide. Et que pour ce faire il existe pour elles des structures et des engagé-es. On peut s’en sortir pour soi, ses enfants, avec ses enfants.</p>
<p>Une diffusion large permet aussi de faire sortir les agresseurs du silence et de la toute-puissance que ce silence permet.</p>
<p><em>Ce qui est tu n’existe pas</em></p>
<p>Or, ce que nous voulons, c’est justement que chacune et chacun sache à quoi il ou elle s’expose dans de telles situations.</p>
<p><strong><em>Dans ce cadre, lorsque les médias parlent de féminicides, ils concourent à transmettre une idée de justice, de loi, d’égalité, à la fois de respect pour les victimes (leurs proches) et d’engagement en faveur de la fin des violences patriarcales.</em></strong></p>
<p>Les médias doivent prendre leur part de responsabilité dans cette chaine des droits humains et de la cessation des violences. Chers médias :  dites Féminicides, ne dites plus crime passionnel !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Une chaine de compétences et de responsabilités : le témoignage de Patricia Le Fell</u></strong><a href="http://file/C:/Users/lucef/Desktop/Emission%20RCF%20F%C3%A9minicides%20d%C3%A9cembre%202020/Article%20Linkedin%20suite%20%C3%A9mission%20F%C3%A9minicides%20RCF%20d%C3%A9cembre%202020.docx#_ftn4"><strong>[4]</strong></a></p>
<p>« Christelle Le Fell, ma sœur, 34 ans, a été assassinée en mai 2013 par son conjoint, d’un coup de fusil, en présence de ses deux enfants. Elle avait déjà subi des violences conjugales avec son précédent conjoint, père des enfants, et avait réussi à partir, avec l’aide de travailleurs sociaux et de mon soutien.</p>
<p>Un an et demi après elle est tombée sur un homme encore plus violent. C’était des gestes quotidiens, des mots, des injures, des coups. Il mettait souvent ma sœur et mes neveux en joue avec le fusil pour les faire sortir de l’appartement.</p>
<p>Ma sœur ne nous en a pas parlé au début. Elle avait peur, et surtout, elle tombait de nouveau sur un homme violent et pour elle c’était une honte inimaginable. Elle n’en a parlé que 5 mois avant sa mort, elle a alors osé poser des mots sur son calvaire, m’a dit qu’elle vivait un calvaire. J’ai voulu l’aider et c’est compliqué d’aider une femme victime de violences conjugales : elle ne savait pas où aller. Elle avait peur qu&rsquo;on ne la croit pas, d’autant qu’elle vivait une deuxième fois la même chose.</p>
<p>En mai 2013, j’ai reçu un appel de ma mère, à 23h30 on venait d&rsquo;assassiner ma sœur. J’ai tout de suite compris que c’était lui qui avait commis cet acte. Pendant tout le trajet pour me rendre sur les lieux je ne voulais pas y croire. C’est en voyant la police, les pompiers, que j’ai réalisé ce qui se passait.</p>
<p>J’ai été prise en charge par une équipe policière et les premiers mots qui m’ont été dits c’était que ma sœur n’avait pas souffert, qu’elle était morte sur le coup. Je n’ai pas compris ce qu’on me disait. Je suis montée au premier étage retrouver mes neveux. Ils étaient couverts de sang, ma mère était là. On nous a demandé de ne pas pleurer et de nous taire, pour ne pas choquer les enfants. C’est plutôt ironique, ils venaient de voir leur mère se faire tirer dessus !</p>
<p>A ce jour, ma mère n’a toujours pas réussi à pleurer. On nous a réduites au silence ce soir de mai. <strong>Depuis je me suis dit que je ne me tairai plus.</strong></p>
<p>S’installe alors une machine judiciaire qui nous tombe dessus comme une bombe.</p>
<p>On n’est pas préparés à ça nous, les familles.</p>
<p>D’abord, quand on nous l’a annoncé, c’était en pleine nuit : pas de cellule psychologique. Il y a un temps d&rsquo;annonce, puis vous rentrez chez vous avec deux enfants traumatisés. Il n&rsquo; a pas de réponse à nos questions, ni à celles des enfants. Oui, elle est morte, c&rsquo;est tout.</p>
<p>Le lendemain, on cherche des réponses, on apprend ce qui s’est passé dans les médias. A l’époque, dans le Télégramme. Le reste de la famille ne savait pas, on n’a pas eu le temps de le dire, ils découvrent tout par la presse.</p>
<p>On met le nom de la victime dans les journaux mais jamais l’auteur.</p>
<p>On y écrit que c’est un homme bien qui, du fait d’un coup de folie, a tiré sur sa compagne. J’ai appelé le journaliste à l’époque pour remettre les choses à plat ! Désolée, non, un homme bien ne tue pas, ne violente pas sa femme !</p>
<p>Impossible d’avoir des réponses de la part du commissariat, l’enquête est en cours. Personne ne peut voir le corps, il faut attendre une semaine pour voir le corps. Une autopsie est faite. On n&rsquo;a aucune réponse à apporter aux enfants, personne ne sait rien. A aucun moment nous ne rencontrons de, le soir on nous donne juste une carte en nous disant qu’on peut se présenter à un endroit.</p>
<p>La famille doit se débrouiller. Heureusement, j’étais dans le milieu hospitaliser à l’époque donc j’ai trouvé où aller frapper. Il n’y avait aucune structure qui accompagne les familles, en tout cas je n’en connaissais aucune.</p>
<p>Il faut aussi penser que les enfants n’ont plus rien : il y a des scellés sur la porte de l’appartement. Les enfants n’ont plus de vêtements, de jeux, d’affaires, rien ! On se débrouille pour tout.</p>
<p>Suite à ce qui est arrivé à ma sœur, beaucoup de femmes dans mon entourage pro ou par les réseaux sociaux m’ont demandé de l’aide.</p>
<p>Elles me disent qu’elles ne veulent pas finir comme ma sœur.</p>
<p>Je me suis alors aperçue qu’il y a beaucoup de femmes comme ma sœur, qui vivent des violences conjugales ; beaucoup disent qu’elles ont peur et honte.</p>
<p>Je me suis dit que je ne pouvais pas rester à ne rien faire.</p>
<p>Ces femmes, c’est comme ma sœur. Je me suis donc engagée auprès d’elles. Au travail dans un premier temps, j’ai accompagné des collègues à s’en sortir.</p>
<p>Elles ressentent de la honte de se faire frapper, insulter, et puis aussi d’en parler.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>La honte, un mot qui revient sans cesse… chez les victimes :</u></strong></p>
<p>Les termes « honte » et « culpabilité » reviennent très régulièrement dans les mots des victimes. C’est très difficile pour des victimes de se reconnaitre comme telles.</p>
<p>Ce sont souvent des violences qu’elles n’ont pas identifiées tout de suite comme telles, qu’elles ont « laissé passer ». Un cercle de violence s’installe au moyen d’un climat de terreur. Une fois qu’on est dans ce cercle c’est très difficile d’en sortir parce que ce n’est pas une violence unique, mais un cadre quotidien, organisé. »</p>
<p>L&rsquo;inquiétude de ne pas être crue est telle que les mouvements féministes s&rsquo;en sont saisis. A toute victime on dit d&rsquo;abord « je te crois ».</p>
<p>Patricia parlait de ces femmes « comme sa sœur », et le principe de sororité est très important. Pouvoir entre nous se soutenir. On fait partie d’un système au sein duquel nous sommes toutes oppressées par le patriarcat et les hommes. Du coup, se soutenir entre nous, par la sororité, c’est essentiel et la clé pour s’en sortir ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Des outils :</u></strong></p>
<p>Nous disposons actuellement en France de plusieurs outils. Il s&rsquo;agirait de les centraliser, et de former les personnes à s&rsquo;en saisir et à savoir les utiliser. Il reste beaucoup de travail pour sensibiliser celles et ceux qui sont aux premières loges de la prise en compte des victimes, au principe de l’emprise, des violences conjugales et au terme de féminicide.</p>
<p>Patricia fait partie de l’AFVF, qui existe en France entière. Créée en octobre 2020, elle accompagne et soutient les familles de victimes de violences conjugales et de féminicides.</p>
<p>On a aussi beaucoup parlé du Grenelle en 2019. L’idée initiale est de prendre en compte une réalité : le féminicide n’est pas un fait divers, c’est un fait social.</p>
<p>On rappellera à ce titre qu’en 2019 il y a eu 152 meurtres conjugaux de femmes.</p>
<p>Ce que le Grenelle a promis, est très intéressant, notamment par exemple l’engagement que le numéro 3919 soit fonctionnel 24h/24. Le 3919 c’est 2000 appels de femmes victimes par semaine, et jusqu’à 7000 pendant le confinement !</p>
<p>Le gouvernement a donc décidé d’ouvrir ce dispositif à un marché public, et donc à une mise en concurrence des structures qui pourraient mettre en place ce service en 24h/24. Or, ce numéro a été mis en place dès 1992 par une fédération de 73 associations. Celle-ci qui craint désormais de se voir dépossédée du travail effectué, de ses engagements et de son professionnalisme.</p>
<p>Cet exemple montre bien que ce qui est proposé aux termes du Grenelle peut être de bon aloi. Mais seulement si cela se met en place de façon concrète dans la société. Et si cela ne met pas à mal le travail de terrain déjà réalisé.</p>
<p>Cela montre aussi qu’en matière d’avancées sur ce sujet, la volonté à tous les niveaux de décision est capitale. Nous pouvons en cela comparer notre pays à l’Espagne, pays proche, avec une population inférieure en nombre de 30% à la France. Pourtant, dès 2004, l’Espagne a édicté une loi de politique globale à propos des violences de genre et des féminicides. C’était il y a quasiment 20ans, c’est dire à quel point en France, dans le pays dit des Droits de l’Homme, nous restons loin d’un pays des Droits Humains !</p>
<p>Cette loi de 2004 offre une perspective féministe, avec une réflexion globale sur le système patriarcal qui conduit à des symptômes spécifiques comme les violences conjugales et féminicides.</p>
<p>Le Pacte d’Etat qui lui fait suite en 2017 propose 290 mesures qui concernent tous les protagonistes : responsabilité de l’Etat, des médias, des organes de l’Etat (travail social, monde judiciaire, monde policier et de l’enquête), des acteur-rices de terrains ; les victimes, les auteurs, et les mineurs.</p>
<p>Un budget d’un milliard d’euros est prévu en 2018. Ce chiffre aujourd’hui porté et demandé par les associations en France ne sort donc pas de nulle part, il sort de la réalité prise en compte par un pays voisin, l’Espagne. Ce budget prévoit d’ailleurs aussi la prise en charge des mineurs, qui sont co-victimes dans les situations de violences conjugales et de féminicides. Oui, de féminicides : Féminicides, ne dites plus crime passionnel !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Des mineurs co-victimes</u></strong></p>
<p>En 2018, 21 enfants sont morts avec leur mère dans un cadre de féminicides, ou bien dans le cadre de violences conjugales et du continuum de violences conjugales.</p>
<p>Le féminicide n’est pas un acte unique et isolé d’un homme qui « pète les plombs à cause de sa femme ». C’est la réponse ultime à un système de violences qui préexistent, au sein duquel les enfants sont eux-mêmes des co-victimes. Soit elles sont victimes de la violence conjugale en tant que témoins, soit dans la moitié de ces situations environ, elles sont aussi victimes de violences et de sévices sexuels.</p>
<p><em>En France en 2019 on comptabilise 29 enfants témoins de féminicides. Le centre Hubertine Auclert, comptabilise 143 000 enfants vivant en France en 2020 dans un foyer dans lequel une femme a déclaré des formes de violences physiques et/ou sexuelles et/ou (mais j’ai envie de dire toujours ET) psychologiques à leur encontre. Il y a donc toutes les familles pour lesquelles on ne le sait pas.</em></p>
<p>Près de la moitié de ces mineurs ont moins de 6 ans.</p>
<p>Quand on s’engage sur la question des droits des femmes, des droits humains, de l’égalité en faveur des femmes et des hommes, et quand on s’engage comme on le fait toutes les trois autour des situations de violences conjugales et de féminicides, en fait on prépare l’avenir.</p>
<p>Parce qu’on accompagne aussi des enfants, des familles et les enfants représentent l’avenir de notre nation.</p>
<p>Si dès le début de leur vie, ils se trouvent dans un contexte familial de violences, leur cerveau va se placer en mode « survie ». Toute femme qui subit actuellement des violences conjugales court le risque d’être tuée dans son quotidien. Et tous ceux qui font partie de cette cellule familiale et qui sont les témoins de cette violence (enfants) sont forcément co-victimes parce qu’eux aussi se construisent en mode survie.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Comment peut-on, quand on a vécu les 18 premières années de sa vie, dans un contexte de violence, </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>être ensuite un adulte qui va bien ?</em></strong></p>
<p>Les violences conjugales peuvent conduire à un féminicide mais ne sont pas une fatalité que nous pouvons accepter pour nous-mêmes ou pour nos proches. On peut être accompagnée et s’en sortir !</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Cela suppose que les victimes puissent parler, être entendues et crues, puis prises en charge. Mais c’est aussi un engagement que nous devons toutes et tous prendre, aussi bien dans le cadre privé que professionnel. Et c&rsquo;est l&rsquo;engagement que nous prenons chez Egaluce : <a href="https://egaluce.fr/contact/">contactez</a>-nous</strong></p>
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		<title>Conférence interview avec les étudiants de Brest Open Campus</title>
		<link>https://egaluce.fr/conference-interview-avec-les-etudiants-de-brest-open-campus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine Bruneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jul 2021 22:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Empowerment]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suspendisse id lobortis mauris. Nunc at orci sem. Aliquam nec felis sit amet tortor pellentesque cursus quis.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1248px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-1"><p>En début d’année 2021, j’ai été contactée par Marion Le Lay, apprenante au Brest Open Campus. Avec deux autres apprenants, elle souhaitait mettre en place une « Open conf’ » autour de la place des femmes dans le monde du travail.</p>
<p><a href="https://www.facebook.com/groups/openconf/permalink/1121559528341545/">Cette rencontre a été filmée et est disponible ICI.</a></p>
<p>Voilà la teneur de l’échange :</p>
<p><u>Question : Le milieu professionnel dans lequel vous évoluez est un milieu constitué surtout d’hommes ? De femmes ? ou est-ce un milieu plutôt mixte ?</u></p>
<p>En France, l’entrepreneuriat féminin représente :</p>
<p>36% du nombre total d’entrepreneurs avec de bons résultats puisque 73% des ces entreprises sont toujours en activité après 3 ans d’existence.</p>
<p>Je dirais donc que j’évolue dans un milieu plus masculin mais en train de changer petit à petit. De plus en plus, les femmes osent, surtout parce qu’elles voient d’autres le faire. Aujourd’hui lorsqu’on crée une entreprise on a aussi la possibilité d’intégrer rapidement des réseaux féminins qui nous permettent d’être soutenues face à certains freins comme les stéréotypes de genre, l’attitude des hommes face à une femme porteuse de projet ou cheffe d’entreprise, les inégalités d’accès aux capitaux, les contraintes familiales et l’organisation du quotidien. Ces freins s’ajoutent à ceux, traditionnels de la création d’entreprise.</p>
<p><u>Quels sont pour vous les points d’inégalité entre les hommes et les femmes aujourd’hui ?</u></p>
<p>Ce n’est pas « pour moi » car les questions que je traite ne sont pas une opinion mais une expertise. C’est un peu comme si on demandait à quelqu’un qui travaille autour de notions de robotique ou de pédagogie ce que sont « selon lui ou elle » des éléments techniques de son métier. Je ne m’aventure jamais dans des réflexions pseudo philosophiques ou autre.</p>
<p>En ce qui concerne les points d’inégalités, ils concernent la société dans son entièreté et tous les pans de la vie des filles et des femmes. Ils concernent aussi en réalité tout le monde. Je pense aux inégalités de santé ou concernant la co-parentalité qui touchent les femmes comme les hommes sur des points différents.</p>
<p>Cependant il faut reconnaitre qu’en société patriarcale, les femmes sont les championnes malheureusement en termes d’inégalités, qui traversent tous les pans de leurs vies depuis leur naissance jusqu’à leur décès : santé, place dans le monde, ouverture sur des métiers, formation, vie de femme et contrôle de son propre corps, travail, vie familiale et charge mentale, ressources, victimation, droits à la retraite, fin de vie.</p>
<p><u>Avez-vous remarqué un changement sur la considération de la femme dans le milieu professionnel ces 10 dernières années ?</u></p>
<p>D’abord, « la femme » est un terme impropre. Il n’y a pas un modèle de ce qu’est la femme, tout comme vous ne m’entendrez jamais dire « l’homme » car nous sommes toutes et tous des personnes multiples et très différentes, à ne pas mettre dans une case.</p>
<p>Evidemment j’ai constaté des petits changements. Mais il faut en faire largement plus et je ne suis pas adepte du « c’est déjà bien » que semble induire votre question. J’accompagne aujourd’hui des entreprises qui veulent bouger sur ce sujet, et c’est très bien. Mais l’immense majorité du monde du travail a encore beaucoup de progrès à faire, tout simplement parce que le monde du travail, de l’extérieur de la maison, reste codé homme. A nous toutes et tous ensemble de le faire bouger.</p>
<p><u>Pensez-vous être considérée professionnellement sur les mêmes bases que celles d’un homme ? </u></p>
<p>Absolument pas, et c’est le cas pour tout le monde, et dans tous les mondes du travail. En tant qu’indépendante, j’ai encore aujourd’hui moins de chances d’obtenir un prêt dans une banque que mes confrères et c’est ce qui fait que ma majorité des femmes qui entreprennent le font avec moins de 4000€ de budget de départ, moins de possibilités d’être visibilisée pour mon expertise, et je dois faire plus attention à la fois à ma tenue vestimentaire, ma façon de parler etc.</p>
<p>A moi de créer des lignes face à ces limites, ce que je fais quotidiennement en m’appuyant sur mes compétences ainsi que sur des personnes à l’aise avec ces questions. Comme par exemple via le Label Bretonne Influente que nous venons de développer avec Ninja Himbert, Charles Braine et Xavier Pierre.</p>
<p><u>Pensez-vous que le féminisme a un impact sur la considération de la femme aujourd’hui ?</u></p>
<p>Je vous donnerai juste un exemple : c’est par les mouvements féministes que les femmes ont obtenu des droits et c’est aussi par ceux-ci que des mots que nous utilisons entre nous depuis longtemps, sont devenus désormais des faits sociaux et sont utilisés par tout le monde comme la charge mentale, le féminicide etc.</p>
<p>Or on sait bien que ce qui ne peut être énoncé n’existe de fait, pas.</p>
<p><u>Le féminisme est-il un avantage ou un détracteur pour la cause féminine ?</u></p>
<p>Définissons ce qu’est le féminisme : le féminisme est l’action et l’engagement par lesquels une personne soutient, défend et fait avancer les droits et la place des femmes. Il ne s’agit pas de retirer quoi que ce soit à qui que ce soit, mais de proposer une juste égalité.</p>
<p>Il ne peut donc être qu’un avantage évidemment, puisque le féminisme, c’est le travail autour de la « cause des femmes » pour reprendre vos mots. Et bien souvent quand on n’a aucun argument à nous opposer, on dira que l’on « dessert notre cause », comme si les personnes qui disaient ça y connaissaient quoi que ce soit ou comme si ces personnes avaient une quelconque expertise qui leur permettait d’être légitime à dire ce que nous, femmes et hommes engagés à ce sujet, devrions faire. Je ne viens pas dire aux autres ce qu’ils devraient faire pour eux-mêmes, j’attends donc à minima, s’ils ne s’intéressent pas à mes réalités, qu’ils se taisent. J’ajouterais un dernier point concernant le mot de « cause », il est souvent évoqué pour parler d’une minorité agissante, invisible et qu’il s’agirait de « défendre ». Or les femmes ne sont pas une minorité, enfin, rappelons que nous représentons tout de même 52% de la population française et 51% de la population mondiale…</p>
<p><u>Pensez-vous que la société tende vers le matriarcal ou vers une société d’égalité homme/femme ?</u></p>
<p>S’il s’agit comme la définition officielle le prévoit d’une société au sein de laquelle les femmes tiennent une place prépondérante, alors nous en sommes très loin. Sauf que bien souvent, on parle de matriarcat comme en miroir, ou en versus du patriarcat. Et donc comme un système de domination par les femmes plutôt que par les hommes.</p>
<p>Ce n’est absolument pas la définition du terme et ça montre encore une fois que l’on construit les choses par les extrêmes et par l’idée qu’il faut que quelqu’un domine un ou une autre, ce qui n’est pas le propos de la recherche d’égalité.</p>
<p>Quant à penser que nous tendrions actuellement vers une société d’égalité, j’ose croire que le travail est en cours, je prends d’ailleurs très largement ma part tant de façon professionnelle que dans ma vie personnelle, notamment en accompagnant des entreprises, mais aussi des groupes de femmes et des groupes d’hommes sur ces sujets, en soutenant le principe d’égalité pour toutes et tous quelles que soient nos caractéristiques qui pourraient conduire à des discriminations.</p>
<p><u>Quelles actions mettez-vous en place pour défendre l’égalité homme/femme au quotidien ?</u></p>
<p>Au-délà de mon métier vous voulez dire ? Car c’est la base de mon métier aujourd’hui de rendre les questions d’égalité accessibles à toutes et tous. Je le fais en entreprises, dans les écoles, auprès de centres sociaux, c’est dans ce cas que nous prenons du temps ensemble ce soir, etc.</p>
<p>Eh bien dans ma vie de femme, je m’applique à rassembler autour de moi des femmes et des hommes, que je mets en réseau ensuite ou qui me deviennent proches, avec lesquels j’ai une communauté d’idée. Et ils sont de plus en plus nombreux car parler de solidarité et de sororité, dans un monde comme le nôtre, ça porte vraiment. Je crois à la notion de role-modèle, c’est-à-dire à la création d’aires d’influences pour penser ensemble, se détricoter et réfléchir. Car nous avons toutes et tous des stéréotypes, et notamment des stéréotypes de genre.</p>
<p>En tant que citoyenne, je suis conseillère municipale dans mon village où je m’engage fortement. Je crée et accompagne actuellement par ailleurs plusieurs projets d’espaces de coworking afin que des pros, salariés, indépendants et porteurs de projets, puissent trouver un espace en ruralité.</p>
<p>Et ça aussi c’est une question d’égalité, femme et homme bien sûr mais aussi de façon plus globale encore. Beaucoup de femmes ne se lancent pas dans l’entrepreneuriat pour plein de raisons et créer ce type d’espace, c’est aussi leur donner du champ.</p>
<p>En tant que personne, je sais désormais que je suis une role-modèle car j’accompagne des femmes à oser plus et elles me le disent, des hommes à penser la notion de privilège et la place qu’ils peuvent prendre. J’accompagne tout le monde pour peu qu’il ou elle souhaite penser ces questions et les différentes transitions en cours.</p>
<p>En tant que cheffe d’entreprise, évidemment il y a le cœur de mon entreprise mais c’est bien plus que ça : j’ai co-créé un label avec trois collègues comme je disais tout à l’heure pour contribuer à visibiliser des femmes géniales, des bretonnes, qu’elles soient salariées ou indépendantes. Ça fait partie de mon métier aujourd’hui, mais aussi mon engagement, et pour ça il faut un système de coopération, un maximum de mixité, et de l’inventivité.</p>
<p><u>Vous avez choisi l’égalité homme/femme comme cause à défendre. Que pensez-vous des autres inégalités peu médiatisées ? seriez-vous militante pour un nouveau combat ?</u></p>
<p>D’abord rappelons que c’est un sujet transversal en termes de lutte.</p>
<p>Je suis militante par nature, envers toutes les inégalités, comme on peut le constater dans mon travail et dans tout ce que je fais au quotidien.</p>
<p>Pour ma part, je ne peux pas tout faire, je m’engage à faire bien ce que je fais et à prendre ma part. vous noterez que je n’ai amené ni collant ni cape, je ne suis pas une héroïne et les journées font 24h.</p>
<p>J’invite donc les autres à faire de même, sur les sujets qui leur tiennent à cœur, et le monde sera déjà bien plus beau. Mon rôle n’est pas de porter seule des réalités que je n’active pas moi-même et dont je ne suis pas responsable. Nous avons toutes et tous notre part à prendre !</p>
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